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« 10 000 € par an » : Bailleurs, comment profiter du tout nouveau plan fiscal 2026 avant son entrée en vigueur à la rentrée ?

10 000 € déduitsan comment profiter du plan fiscal prévu pour les bailleurs en 2026 (2)
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Et si c’était votre dernière chance d’en profiter avant le grand basculement fiscal de 2026 ? Un tout nouveau dispositif, discret mais redoutablement avantageux, permet déjà à certains bailleurs d’empocher jusqu’à 10 000 € par an… en toute légalité. Encore méconnu, ce plan pourrait bien bouleverser votre feuille d’imposition — mais le compte à rebours est lancé. Qui peut en bénéficier ? Quels biens sont concernés ? Et surtout : faut-il se précipiter avant qu’il ne soit trop tard ? Décryptage d’un virage fiscal à ne pas rater.

Amortissement, déficit foncier doublé, abattement boosté… Le futur statut fiscal du bailleur privé, prévu pour entrer en vigueur au 1er décembre 2025, pourrait bien redistribuer les cartes de l’investissement locatif. En ligne de mire : relancer l’offre de logements dans le parc privé, en séduisant de nouveau les petits et moyens propriétaires. Mais derrière les annonces, une question cruciale : comment en profiter concrètement ? Et surtout, qui pourra vraiment économiser jusqu’à 10 000 € d’impôts par an comme l’annoncent les projections ? Décryptage des leviers fiscaux à activer… dès maintenant.

Un amortissement fiscal jusqu’à 5 % par an : le levier le plus puissant

Le cœur du futur statut repose sur un mécanisme simple : amortir fiscalement son bien locatif pendant 20 ans, en déduisant chaque année un pourcentage de sa valeur. L’État prévoit :

  • 5 %/an pour un bien neuf
  • 4 %/an pour un bien ancien… à condition d’y faire au moins 15 % de travaux

Concrètement, un investisseur achetant un appartement ancien à 250 000 €, avec 37 500 € de travaux (15 %), pourrait amortir ≈ 8 000 € par an en location nue longue durée. Cette somme vient directement en déduction de ses revenus fonciers, allégeant la facture fiscale. Ajoutez les charges classiques (intérêts d’emprunt, syndic, assurance) : on approche très vite des 10 000 € déduits/an.

Jusqu’ici, l’amortissement fiscal était réservé aux locations meublées (statuts LMNP ou LMP). Le futur statut bailleur privé va permettre aux locations nues longue durée d’en bénéficier également. Un bouleversement discret mais majeur.

Et pour les petits bailleurs ? Le micro-foncier boosté à 50 %

Bailleur privé propriétaires voici comment profiter de ce futur statut fiscal avant même son entrée en vigueur 2026

Pour ceux dont les loyers annuels ne dépassent pas 30 000 €, un autre outil est proposé : le micro-foncier nouvelle génération. Il prévoit :

  • 50 % d’abattement forfaitaire sur les loyers perçus
  • Possibilité de bonus d’abattement (jusqu’à 65 %) si les loyers sont « sociaux » ou « intermédiaires »

Exemple : un bailleur encaissant 18 000 € de loyers, dont le bien est situé hors zone tendue, pourrait être imposé seulement sur 6 300 € de revenus nets au lieu de 12 600 €. Cela représente une économie d’impôt substantielle, surtout pour les foyers imposés à la tranche marginale de 30 %.

Le saviez-vous ?

Le micro-foncier classique (30 % d’abattement, plafond à 15 000 €) ne permettait plus aux bailleurs de rentabiliser de petits investissements. Avec le plafond doublé et l’abattement porté à 50 %, voire 65 %, de nombreux profils modestes retrouvent un réel levier fiscal.

Déficit foncier : plafond porté à 40 000 €

Autre nouveauté puissante du futur plan : le plafond de déficit foncier imputable sur le revenu global serait quadruplé, passant de 10 700 € à 40 000 €. Un changement de taille pour les investisseurs ayant engagé des travaux lourds (rénovation énergétique, structurelle, etc.).

Cette mesure incite les bailleurs à rénover massivement des logements anciens, souvent proches de l’interdiction de mise en location (classe F ou G). Elle permettrait à certains d’effacer totalement leur impôt sur le revenu pendant 1 à 2 ans.

Le tableau récapitulatif des bénéfices possibles

Levier fiscal Montant maximal Conditions
Amortissement (réel) ≈ 8 000 à 10 000 €/an Bien neuf ou ancien avec ≥15 % de travaux
Micro-foncier Abattement 50 % (voire 65 %) Loyers annuels ≤ 30 000 €
Déficit foncier Jusqu’à 40 000 € déductibles Travaux importants + régime réel
IFI Bien exclu de l’assiette Location longue durée (RP du locataire)

Qui peut réellement en profiter ?

Propriétaires de biens anciens à rénover, petits bailleurs sous les 30 000 €, investisseurs avertis à la recherche de long terme… le futur statut fiscal du bailleur a été pensé pour séduire plusieurs profils. Encore faut-il anticiper intelligemment : préparer vos travaux, cibler vos loyers, choisir entre micro et réel, et surtout programmer une mutation à partir de décembre 2025.

Car si le texte est voté en l’état cet automne, les premiers à agir seront aussi les premiers à… déduire.

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Nelly MICHEL
Éditrice d’un portefeuille de sites dédiés à l’actualité, à l’habitat et à la finance, je développe une veille permanente qui me permet d’offrir une lecture fine et transversale du marché immobilier. Spécialiste de Lyon et de sa région, où j’ai moi-même investi à plusieurs reprises, je mets cette double expertise (éditoriale et de terrain) au service de mes lecteurs. Mon objectif : décrypter les dynamiques locales, anticiper les tendances, éclairer les choix d’achat, de vente ou d’investissement, dans un secteur en constante évolution. À travers des analyses documentées et accessibles, ma mission est d'aider les lecteurs particuliers ou investisseurs dans leur compréhension du paysage immobilier lyonnais, tout en gardant un œil sur les mutations plus larges, au niveau national ou international. Dans ce cadre, je m’intéresse également aux dynamiques transfrontalières, notamment entre la France et la Suisse, qui influencent de plus en plus les stratégies patrimoniales et résidentielles. J’analyse en particulier l’évolution du marché immobilier de montagne, les arbitrages entre stations françaises et suisses, ainsi que les opportunités liées aux résidences secondaires, à l’investissement locatif et à la valorisation à long terme dans les territoires alpins.