Aspects économiques de la construction « verte »

Aspects économiques de la construction « verte »

Les investisseurs en immobilier d’entreprise peuvent opérer avec profit même durant les périodes de contraintes financières. Ils ont par ailleurs, la possibilité de voir leurs investissements mieux placés dans le futur que ceux de leurs pairs moins avant-gardistes, selon la dernière recherche publiée par la RICS.

L’étude a montré que les immeubles de bureaux « verts » aux USA, ont été plus performants pendant la crise économique de 2008 et 2009 que les biens comparables même de grande qualité, non durables. Les données, qui sont basées sur celles de l’Amérique du Nord, pour les immeubles certifiés par EOA’s Energy Star Program, illustrent le fait que les loyers et les taux d’occupation des immeubles de bureaux « verts » ont été plus performants pendant la période 2007 à 2009, que ceux des bâtiments qui ne possédaient pas de mesures d’efficacité énergétique incorporées à leurs structures.

Bien que les données de ce rapport soient basées sur des éléments américains, les résultats sont importants au niveau international, car ils permettent d’élargir la sphère très limitée des travaux existants sur ce sujet et fournissent une évidence tangible et essentielle, sur le fait que les bâtiments « verts » en 2009 ont obtenu des taux de loyers largement plus élevés que les autres, en tenant compte de la qualité et de l’emplacement.

Comme le rapport le souligne, l’immobilier continue de jouer un rôle de plus en plus important en matière de sauvegarde de l’environnement.

Des progrès dans la durabilité des bâtiments, ou plus spécialement dans le domaine de l’efficacité énergétique de leur fonctionnement, peuvent avoir des effets sur leur consommation actuelle d’énergie, mais également sur celle utilisée au cours de la vie des l’immeubles.

La recherche et le suivi qui ont été effectués par la même équipe qu’avant le début de la crise financière, confirment les résultats, à savoir, que même en temps de difficultés économiques, les immeubles « verts » peuvent offrir des gains économiques aux investisseurs, avec des loyers plus élevés et des risques plus faibles.

Cette étude est la dernière d’une série publiée par la RICS, qui vise à explorer la valeur des immeubles durables pour les investisseurs, les propriétaires et les locataires sur les dernières années.
Ceci fait partie d’un programme de coopération de la RICS avec les universités de Maastricht en Hollande et Berkeley en Californie.
Ursula Hartenberger : Responsable du développement durable au niveau mondial, de la RICS commente : « la contribution potentielle du secteur immobilier à l’économie du « low carbon » est immense. Les investissements dans des pratiques et des technologies plus durables ne sont pas uniquement bonnes pour les humains et l’environnement, mais également pour la création de valeur à long terme et la compétitivité. »

 Sources : RICS : pérennité et dynamiques de la construction « verte »

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