Un parc locatif laissé de plus en plus aux particuliers

Un parc locatif laissé de plus en plus aux particuliers

En 2011, le taux de déménagements a retrouvé son niveau moyen, cependant variable selon les régions. On déménage le plus en Poitou-Charentes (43,5 %), suivi de la Provence-Alpes Côte d’Azur et de l’Ile-de-France, le moins (23 %), les locataires parisiens détenant le record de “longévité” : 66 mois contre une moyenne nationale de 43 mois.

Les jeunes et les ménages modestes, demeurent les premiers touchés par les difficultés à se loger, notamment du fait de la faible progression, depuis 25 ans, du parc locatif. Or, la natalité ainsi que la tendance au desserrement des ménages (décohabitation due par exemple aux divorces) ont entraîné un accroissement de 7 millions du nombre de foyers dans la même période, soit l’équivalent de la population des Pays-Bas.

Le parc social a tenté de répondre à cet afflux, impulsé par les pouvoirs publics et de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU). On compte 3,2 à 5 millions de logements sociaux qui accueillent 18 % des français, contre 16 %, il y a 25 ans.

Ces 15 dernières années, les institutionnels, foncières, banques, assurances, ont préféré bureaux et commerces au parc locatif privé. Leur portefeuille, qui comptait 1,2 million de logements en 1984, en compte dorénavant 273 000. Les immeubles bien situés et à loyer intermédiaire, nécessaires pour tempérer le marché ont ainsi disparu. Environ 6,2 des 6,5 millions de logements locatifs appartiennent désormais à des personnes physiques, encouragées notamment par les dispositifs fiscaux proposés depuis 1984.
M. Emont relativise ce changement : “Je ne crois pas à un retour des institutionnels dans l’immobilier résidentiel, contrairement aux incantations des pouvoirs publics. Seuls les organismes HLM sont, à mon avis, capables de répondre en qualité et en quantité aux besoins en logements des classes moyennes.

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