Locations meublées à Paris : la FNAIM IDF réclame l’intervention d’urgence du Ministre du Logement

Locations meublées à Paris : la FNAIM IDF réclame l’intervention d’urgence du Ministre du Logement

La FNAIM de Paris et de l’Ile de France déplore l’absence de concertation entre les professionnels et la Mairie de Paris qui a décidé d’interdire les locations meublées de moins d’1 an. Elle réclame l’intervention d’urgence du Ministre du Logement pour sauver ce secteur stratégique du logement à Paris et ses 2 000 emplois directs et indirects.

« Dans cette attente, je demande l’arrêt immédiat des poursuites engagées par la Mairie de Paris à l’encontre des propriétaires bailleurs, dont je constate qu’elles visent en majorité des petits propriétaires-occupants, contrairement aux déclarations de la Mairie» exige Gilles Ricour de Bourgies, président de la FNAIM-Ile-de-France.

La FNAIM rappelle que les locations meublées permettent chaque année d’accueillir 50 000 familles ayant besoin d’un logement temporaire pour des raisons professionnelles ou familiales et qui sont, très souvent, en situation d’urgence. Une étude Opinion Way, confirmée par la contre-étude que la mairie de Paris a commandée à l’Atelier Urbain d’Urbanisme, montre que le séjour moyen dans un logement meublé est de près de 3 mois, les touristes ne représentant que 4% du temps total d’occupation.

« Mais surtout » explique Gilles Ricour de Bourgies. « La Mairie se trompe de cible et de priorité. Depuis 10 ans, les professionnels de la location meublée ont permis le retour au secteur locatif de 20 000 appartements qui seraient demeurés vacants et qui risquent de le redevenir» ajoute-t-il. «Il reste 116 000 logements vides à Paris, auxquels s’ajoutent 80 000 résidences secondaires».

Par ailleurs, rappelle la FNAIM, l’interdiction des locations meublées de moins d’1 an serait étendue à l’ensemble des villes de plus de 200 000 habitants si la jurisprudence parisienne était confirmée.

Le secteur parisien des locations meublées de moins d’1 an réalise un chiffre d’affaires annuel de 250 millions d’euros, comprend 20 000 logements* parisiens appartenant à 17 000 familles propriétaires dont 2/3 de propriétaires–occupants. Ces logements accueillent chaque année des salariés français ou étrangers en mission, des enseignants et des chercheurs, des étudiants (Erasmus, masters), des familles en situation d’urgence, etc. … L’hôtel n’étant pas une solution adaptée à cette clientèle, la suppression de l’offre locative meublée de courte durée serait très grave pour l’activité économique et culturelle de Paris.

Les agences spécialisées emploient directement 1 000 salariés auxquels s’ajoutent 1000 emplois indirects, tous menacés d’une totale disparition.

*Lorsqu’ils ne constituent pas la résidence principale ou le pied-à-terre parisien du propriétaire, ces logements sont en grande majorité issus du parc des logements vacants lequel a ainsi diminué de 20 000 unités en 10 ans. En cas d’interdiction définitive de cette activité, les propriétaires déclarent dans leur grande majorité qu’ils ne loueraient pas leur logement en longue durée (Etude Opinion Way/FNAIM).

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