Paris reste la deuxième ville la plus attractive d’Europe

Paris reste la deuxième ville la plus attractive d’Europe

D’après l’étude annuelle réalisée par le groupe de conseil international en immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield, European Cities Monitor, Londres reste la métropole européenne la plus attractive devant Paris et Francfort et ce, en dépit de la crise économique et financière. Elle a même creusé son écart par rapport à la capitale française tandis que Francfort se trouve désormais menacée par Barcelone, dont l’attrait aux yeux des investisseurs ne cesse de progresser depuis vingt ans. Les capitales d’Europe de l’Est confirment quant à elles, qu’elles ne manquent pas d’atouts. Varsovie est la destination privilégiée des cinq prochaines années pour les implantations futures des entreprises en Europe, devant Moscou en perte de vitesse.

Forte de sa 20ème édition, l’étude European Cities Monitor analyse depuis 1990 l’opinion des dirigeants des 500 plus importantes entreprises européennes sur l’attractivité des principales métropoles en Europe ainsi que les critères de leurs futurs choix d’implantation. Réalisée à partir d’un questionnaire, l’étude European Cities Monitor analyse les 12 principaux facteurs que les entreprises considèrent comme essentiels lorsqu’elles décident du choix de leurs implantations futures, puis compare les performances des 34 grandes villes européennes retenues pour chacun de ces facteurs. Les évolutions constatées ces vingt dernières années ont mis au jour la concurrence accrue entre métropoles européennes et l’importance qu’elles attachent, dans ce contexte, à la promotion de leurs atouts pour accueillir les entreprises. Mais les facteurs économiques apparaissent aussi de plus en plus décisifs. Première place financière mondiale, Londres pourrait là encore bénéficier du regain des marchés mondiaux. Les métropoles émergentes devraient aussi continuer à profiter de leur compétitivité en termes de coût dans un contexte économique toujours dominé malgré tout par l’incertitude. « Dans ce contexte, Paris et Lyon devront continuer à batailler ferme pour maintenir leurs positions respectives, la première grâce à la concrétisation, à plus ou moins long terme, des réflexions menées sur le Grand Paris, la seconde en mettant en valeur l’amélioration des conditions d’accueil des entreprises au fur et à mesure de l’achèvement de grands projets urbains », estime Thierry Juteau, Directeur Général de Cushman & Wakefield France.

Dans ce contexte marqué par une progression du pessimisme des entreprises préoccupées par des difficultés de financement à crédit, la stratégie immobilière que souhaitent mener les entreprises dans les 12 à 18 prochains mois reste avant tout commandée par un souci de maîtrise des coûts au moyen d’une réduction des surfaces qu’elles occupent et d’une rationalisation de leurs espaces et pratiques de travail. « Ces deux options, qui recueillent chacune les faveurs de 23 % des entreprises de notre échantillon, sont aussi celles que privilégient les entreprises en Ile-de-France. Dans cette région la demande de bureaux supérieure à 4 000 m² exprimée par les entreprises et recensée par Cushman & Wakefield est ainsi motivée à 87 % par des logiques de rationalisation et de regroupement », précise Thierry Juteau. En dehors de l’Europe, New York est la destination privilégiée des cinq prochaines années pour les implantations futures des entreprises interrogées devant Shanghai, en recul tandis que l’Amérique latine est, à l’inverse, une destination envisagée de façon bien plus fréquente que l’an passé.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.