Achat immobilier : les points de vigilance

Achat immobilier : les points de vigilance

Un achat immobilier revient en quelque sorte à acquérir une partie de l’immeuble et du quartier dans lequel se situe le bien convoité. C’est pourquoi vous devez considérer que la visite commence dès votre arrivée au pied de l’immeuble.

Puisque vous achetez une partie de ce bâtiment il est donc fortement conseillé de se renseigner sur les travaux de copropriété prévus ou à prévoir prochainement : une mise aux normes ou l’installation d’un nouvel ascenseur peut coûter très cher, de même qu’un ravalement de façade ; mais ce genre de travaux n’a lieu que tous les 10-15 ans, voire 20-30 ans pour les ascenseurs. Pour cela, adressez-vous à l’assemblée générale de copropriété. Pour être encore plus vigilant, vous pouvez vous informer à la mairie pour connaitre les travaux prévus dans votre quartier. La mairie a peut-être décidé de raboter le parc de votre copropriété pour agrandir la chaussée. Votre appartement n’a plus la même valeur avec un espace vert diminué.

Vous devez donc être attentif à l’état intérieur de l’appartement ou de la maison que vous vous apprêtez à acheter :

 la vétusté des murs et des sols ; le revêtement de sol est très important aussi (de la moquette ou du parquet flottant se change facilement, mais il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’un parquet massif ou d’une chape de béton par exemple). Certains futurs propriétaires anxieux font même la visite avec un tournevis… Il n’est pas sûr que l’agent immobilier vous autorise à jouer du tournevis sur le bien qu’il essaie de vous vendre.
Les plafonds aussi méritent toute votre attention, car les refaire demande beaucoup de travail ; si vous remarquez des plaques de polystyrène, soyez prudent, cela peut cacher de mauvaises surprises. oui ces caches misères peuvent révéler des murs très endommagés. « Réenduire » un mur demande beaucoup de dextérité.

 L’électricité et la plomberie sont aussi de gros chantiers, mieux vaut donc éviter d’avoir à tout refaire, à moins que le prix du bien ne soit revu à la baisse en conséquence. Côté électricité vérifiez donc le tableau électrique (les fusibles à plomb ne sont plus aux normes), la récence des prises et si elles ont bien 2 trous et une tige métallique. Regardez aussi les plinthes électriques, si elles sont en bois, ce n’est pas recommandé, car il existe une possibilité d’incendie. Le diagnostic électrique donné au moment du compromis de vente vous donnera plus de détail sur l’ampleur des travaux à prévoir. Sachez que pour une mise aux normes électriques, les professionnels tablent sur 100 euros/m2 (en Île-de-France).

 En ce qui concerne la plomberie, n’hésitez pas à ouvrir tous les meubles bas de la cuisine et de la salle de bain afin de vous assurer que les tuyaux ne sont pas en plomb ou en mauvais état, n’oubliez pas de faire couler l’eau aussi (permet de détecter d’éventuels problèmes de pression, qualité de l’eau,…).
Pensez à ouvrir et refermer les fenêtres. Il est possible qu’elles soient abîmées de l’extérieur. Le vice est invisible si la visite s’effectue en hiver fenêtres fermées. Notez qu’une fenêtre en double vitrage vous coûtera en moyenne entre 500 et 1500 euros (tout dépend de sa taille et des options que vous lui attribuerez). L’ouverture des fenêtres vous permet aussi de savoir si le quartier est bruyant ou pas.

 Autre point capital, asseyez-vous, car la perception des volumes et vos impressions sur le bien seront différentes que lorsque vous êtes debout. Eh oui, chez soi, on passe la majeure partie de son temps assis !

Prenez bien en compte le fait que vous achetez un bien immobilier pour les volumes qu’il offre avant tout, ne vous arrêtez pas à une décoration vieillotte. Si celle-ci ne vous plait pas, n’oubliez pas que vous pouvez facilement passer quelques coups de pinceau ou apposer un nouveau papier peint pour rafraîchir l’ensemble des pièces selon vos goûts. De plus, ces petits travaux sont généralement peu coûteux.

Astuce : si vous trouvez que les volumes sont trop petits, pensez à agrandir et projetez-vous habitant ces lieux. On pense souvent que les murs porteurs sont bloquants pour effectuer des agrandissements, mais si cela est fait par des professionnels, on peut théoriquement les démolir aussi. Alors, faites preuve d’imagination ! Autre astuce, essayez de croiser un habitant de l’immeuble ou un de vos “futurs voisins”, vous obtiendrez énormément de d’informations capitales !

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