Un crédit immobilier plus difficile à obtenir

Un crédit immobilier plus difficile à obtenir

En se basant sur les barèmes des établissements bancaires, le courtier en prêt immobilier Emprunt Direct estime que les taux de crédit immobilier ont peu varié en août. Si traditionnellement les taux demeurent relativement constants l’été, le courtier observe toutefois une tendance à la « dispersion » des conditions d’octroi de crédit par les banques en fonction de la qualité du dossier de l’emprunteur. En d’autres termes, « les banques s’avèrent plus sélectives sur les dossiers, préférant abaisser leurs taux pour les excellents profils, quitte à remonter les taux pour les autres dossiers » explique Alban Lacondemine, président du courtier en crédit immobilier.

Cette sélection n’est pourtant pas en lien avec d’éventuelles difficultés bancaires ; les banques ont de la marge. Sur le marché de la dette d’État, les taux de l’OAT 10 ans, qui font habituellement référence sur le marché du crédit immobilier, ont nettement reculé. Les rendements des dettes française et allemande, faisant office de valeur sure, sont à la baisse. « Ils sont ainsi passés de 3.81% à 3.22% en moins de quatre mois, soit une baisse de 60 points de base qui ne s’est pas répercutée sur le marché du crédit» indique Emprunt Direct.

Pourquoi ce changement ?

L’Observatoire du Crédit Logement / CSA estime que certains emprunteurs bénéficient depuis peu de conditions avantageuses, avec un taux moyen qui est passé de 3,82% à 3,90% sur les deux derniers mois. C’est ainsi que les banques attirent les profils d’emprunteurs les moins risqués.
Il est peu probable que l’immobilier connaisse en 2011 une baisse générale des taux de crédit, au regard des contraintes qui pèsent sur les banques. Emprunt Direct indique que « Les remarques de Christian Noyer (gouverneur de la Banque de France) en début d’année à destination des banques sur la nécessité pour celles-ci de conforter leurs marges sur le crédit à l’habitat semblent avoir été entendues ». Les établissements bancaires, souffrant des hausses de provisions sur les dettes d’État, pourraient donc être moins agressifs sur le marché du crédit à l’habitat, tout en favorisant les meilleurs clients. Cela va dans le sens des accords de Bâle 3, qui les oblige à davantage de sévérité quant aux octrois de prêts.

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