Crédit immobilier : la France emprunte moins cher… et les Français qui le peuvent aussi

Crédit immobilier : la France emprunte moins cher… et les Français qui le peuvent aussi

Alors que le taux des emprunts d’Etat à 10 ans (OAT 10 ans) est tombé à son plus bas niveau le 1er juin (2,32 %), les taux de crédit immobilier continuent à reculer essentiellement sur les durées de 20 ans et moins. À 3,95 % en moyenne sur 20 ans, les taux se rapprochent ainsi de leur plus bas niveau historique atteint fin 2010. Pour autant, les emprunteurs restent encore attentistes et prudents alors que les demandes de renégociation affluent.

75 % des banques proposent des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans

Si en juin, les taux restent globalement orientés à la baisse, celle-ci est moins forte que les mois précédents et une banque a même décidé de relever ses taux. 27 % des banques ont opté pour la stabilité ce mois-ci, un tiers a baissé ses taux (de 0,10 point en moyenne) et un tiers environ a choisi de les diminuer uniquement sur les durées inférieures à 20 ans, les maintenant au même niveau au-delà. 75 % des banques proposent désormais des taux inférieurs à 4 % sur 20 ans alors qu’elles n’étaient que 5 % à le faire en janvier 2012. Ainsi, le taux moyen sur 20 ans passe ce mois-ci en dessous du seul symbolique de 4 % à 3,95 % contre 4,31 % en janvier.

Un attentisme qui perdure…

Si globalement le nombre de dossiers déposés sur le site meilleurtaux.com est en hausse de 5 % en mai 2012 sur un an, l’élection de François Hollande n’a pas mis fin à l’attentisme des emprunteurs qui sont moins nombreux à être en cours d’achat que l’année dernière (- 12 % en moyenne).

Alors que la demande revient, les disparités restent fortes d’une région à l’autre : le nombre de dossiers déposés a augmenté de 20 % en Lorraine, 18 % en Poitou-Charentes, mais reste en baisse en Ile-de-France (- 2,6 %) et stable en Aquitaine (+ 1,7 %). Si l’on regarde le nombre de dossiers avec compromis de vente signé ou sur le point de l’être, le recul est en moyenne de 12 % sur un an, avec également de fortes différences régionales : – 17 % en Ile-de-France et en Aquitaine, – 8 % en PACA, + 2 % en Bretagne.

Les demandes de renégociation, quant à elles, augmentent avec deux fois plus de dossiers déposés qu’il y a un an, mais à un rythme deux fois moindre qu’en mai 2010.

« La demande revient progressivement, l’offre est là, mais le marché reste hésitant. Les banques comme les emprunteurs restent prudents tant et si bien que certains s’auto-excluent du marché, préférant différer leurs achats pour le moment, alors même que les taux sont bas. Certains primo-accédants et investisseurs, attendent également les mesures qui seront proposées par le nouveau gouvernement avant de se décider. Les acheteurs, moins nombreux, sont donc en position de négocier et peuvent ainsi réaliser de belles opportunités » explique Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com

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