Prêt immobilier : quand la relance traine, quelles sont les solutions ?

Prêt immobilier : quand la relance traine, quelles sont les solutions ?

Le 13 octobre dernier, au c½ur de la crise financière internationale, le gouvernement mettait en place son plan de soutien au secteur bancaire. 10,5 milliards d’euros injectés dans les caisses des six principales banques françaises et plus de 300 milliards mis à disposition pour pallier d’éventuelles difficultés de refinancement. L’Etat et, par extension, les contribuables français ont fait le premier pas pour circonscrire l’incendie, c’était alors au tour des grands groupes bancaires d’agir afin de rétablir la distribution du crédit et relancer le financement de l’économie. L’engagement a donc été pris d’augmenter le montant global des emprunts (prêt immobilier, crédit à la consommation, etc.) accordé aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4% par an.

Dans le contexte actuel, une stagnation voire une régression de l’offre de crédit, et notamment du prêt immobilier, ne pourrait qu’aggraver la crise et accentuer le ralentissement économique. Nicolas Sarkozy n’entendant plus se contenter des «~engagements verbaux~» des banques, différents dispositifs ont été instaurés. Le 23 octobre 2008, René Ricol (spécialiste de l’expertise comptable) a donc été nommé Médiateur national du crédit. A charge pour lui de recevoir les dossiers d’entreprises confrontées à des refus répétés de financement et de s’assurer de la volonté des banques de jouer le jeu. Parallèlement, un baromètre des prêts octroyés, publié mensuellement, indiquera établissement par établissement le volume de crédits accordés.

La Banque centrale européenne a lancé un message fort il y a peu à l’égard des banques en positionnant son principal taux directeur à la baisse (taux en fonction duquel sont fixés les taux de prêts immobiliers). Mais ce sont surtout les appels soutenus et les menaces à peine voilées du gouvernement qui semblent aujourd’hui susceptibles de débloquer une situation menant tout droit l’économie à l’asphyxie par faute de crédits (si les groupes financiers ne font pas d’efforts, l’Etat n’en fera pas non plus à l’avenir quand il s’agira de leur venir en aide).

Depuis juin, la grande majorité des banques déclarent avoir nettement durci leurs conditions de crédit. La tendance pourrait donc sinon s’inverser du moins se stabiliser. L’effort fourni par les établissements prêteurs risque toutefois de se concentrer principalement sur les emprunts accordés aux entreprises. Les particuliers souhaitant contracter un prêt immobilier devront sans doute s’armer de patience avant de constater un quelconque assouplissement à leur égard. Pour l’heure, un apport personnel d’au moins 10 à 15% du prix du bien convoité, une gestion irréprochable de ses divers comptes bancaires ainsi qu’un taux d’endettement strictement inférieur à 33% restent les éléments indispensables de tout bon dossier. Si tel n’est pas le cas ou si le futur emprunteur manque de temps pour mettre les différentes offres en concurrence, le recours à un courtier en prêt immobilier s’avèrera alors être un passage obligé.

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