2 Français sur 3 ignorent qu’ils peuvent se faire rembourser une partie de l’assurance de leur crédit immobilier

2 Français sur 3 ignorent qu’ils peuvent se faire rembourser une partie de l’assurance de leur crédit immobilier

Depuis 2012, grâce à une action de l’UFC Que Choisir, le Conseil d’Etat permet aux particuliers de se faire rembourser une partie de « l’assurance emprunteur » de leur crédit immobilier. Un gain non négligeable, très peu connu… et peu souvent réclamé.

Vivastreet, le site n°2 en France des petites annonces gratuites, a posé à ses utilisateurs la question suivante : « Savez-vous que vous pouvez vous faire rembourser une partie de l’assurance de votre crédit Immobilier ? »

 Ils sont 27% à répondre « OUI »[1]

 63% à répondre « NON »

Thierry Langlois, Directeur de la Branche Immobilier du site, n’est pas étonné : « Plusieurs facteurs concourent à ce déficit d’information : la décision est récente ; de plus, si certains assureurs le proposent de manière proactive, le plus souvent, assureurs et banques n’évoquent pas la question. Résultat : les démarches, bien que simples, ne sont pas faites. »

L’assurance emprunteur repose sur un mécanisme bien particulier

Au moment d’acheter un bien immobilier, les particuliers contractent une assurance à la demande des banques. Elle couvre le souscripteur en s’engageant à payer ses mensualités si celui-ci n’est plus en mesure de rembourser (invalidité, perte d’autonomie, perte d’emploi…). Le taux varie entre 0,2% et 1%, et augmente pour des populations plus âgées ou avec des risques de santé.

Or, l’évaluation du risque est considérée comme délicate, ce qui fait que les assureurs pratiquent des tarifs élevés pour se prémunir de la faillite. En contrepartie, lorsqu’ils se retrouvent bénéficiaires à l’issue d’un contrat qui s’est déroulé sans difficulté, ils sont tenus de reverser une partie des bénéfices au souscripteur.

Récupérer une partie du montant de cette assurance à l’issue de son prêt grâce à 2 courriers

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Il faut en faire la demande soit à l’assurance, soit à la banque, voire aux deux établissements. Lorsque le contrat arrive à terme (rachat de crédit ou remboursement), le souscripteur doit écrire à son établissement bancaire et à l’assurance pour exiger le remboursement de cette assurance en faisant valoir le code L331-3[2]. « C’est d’autant plus important en ce moment que les rachats de crédit se multiplient, vu que les taux d’intérêt sont faibles. Cela concerne donc une importante population qui peut récupérer ainsi un peu de pouvoir d’achat », conclut Thierry Langlois.

[1] Sondage conduit en ligne du 23 février au 1er mars 2015, 553 répondants.
[2] Code des Assurances

Sources : Vivastreet.com

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