Mais où sont passés les crédits à taux variable ?

Mais où sont passés les crédits à taux variable ?

Telle est la question posée par le courtier en ligne Empruntis.com. Les taux révisables (ou variables) des crédits immobiliers sont en effet revenus à des niveaux très attractifs pour les emprunteurs à la recherche d’un prêt immobilier pour financer leur projet immobilier, accession à la propriété ou investissement locatif. Le taux de référence des marchés financiers sur lequel s’alignent les taux variables, l’Euribor 3 mois, est redescendu à des niveaux historiquement bas : « il s’est littéralement écroulé en quelques mois passant de 5,28 % le 1er octobre 2008 à 1,26 % au 29 mai 2009 », précise Empruntis. En cause notamment, la répercussion sur ce taux court des baisses successives du taux directeur de la Banque Centrale Européenne, passé de 4,25 % en octobre 2008 à 1 % en mai 2009.

Résultat, « on aurait pu attendre de ce très fort mouvement baissier un effet mécanique sur les taux variables de crédit habitat et donc une multiplication des offres des banquiers sur ce type de produit. Force est de constater qu’il n’en n’est rien », constate le courtier en prêt immobilier, qui avance plusieurs explications. D’une part, la frilosité des banques dans un contexte global encore incertain, et qui préfèrent préserver leur marge : « outre le coût de la ressource, le coût du risque et la marge du banquier viennent « gonfler » le taux variable », explique Geoffroy Bragadir, fondateur d’Empruntis.com. D’autre part, la réticence des emprunteurs à recourir aux prêts à taux révisables, source d’insécurité pour leur budget selon eux même à taux capé, n’incite pas les banques à créer de nouvelles offres de crédit à taux variable : « Les banques ne souhaitent pas prêter le flanc à la critique, d’autant que leurs produits en taux fixe sont très compétitifs », ajoute-t-il.

Enfin, les prêts à taux variable n’apparaissent peut-être pas assez compétitifs, avance le courtier : « Les établissements bancaires qui affichent les taux fixes les plus compétitifs proposent dans la grande majorité, des taux variables à des niveaux inférieurs de seulement 0,70 % en moyenne, soit un delta insuffisant pour que ces produits soient considérés comme une véritable alternative ». Pour devenir vraiment attractif, l’écart entre un taux fixe et un taux variable sur une même durée de prêt devrait plutôt être de l’ordre de 1 %.

Pour en savoir plus sur les taux actuellement pratiqués, consultez notre Indicateur des taux.

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