Les conditions de crédit restent bonnes selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA

Les conditions de crédit restent bonnes selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA

Pas de souci pour les emprunteurs à la recherche d’un prêt immobilier. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les conditions d’octroi des crédits immobiliers restent bonnes. Au mois de juillet dernier, les taux du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) s’élevaient en moyenne à 3,39 %, soit 3,46 % pour l’accession dans le neuf et 3,34 % pour l’accession dans l’ancien. Les taux d’intérêt sont, de fait, quasiment redescendus à leur niveau le plus bas, soit 3,36 % au 4ème trimestre 2005. « Dans ce contexte, la production à taux variable reste encore à un niveau élevé pour s’établir à 7,5 % en juillet 2010 », précise l’Observatoire. En outre, la déformation de la structure de la production amorcée en décembre 2008 s’est accélérée depuis le début de l’année : « En juillet 2010, 96,8 % de la production a été réalisée à un taux inférieur à 4 %, alors qu’en 2008, cette même proportion était de 4,6 % », rappelle l’Observatoire. Du jamais vu : « Jamais auparavant la production réalisée à moins de 3,5 % n’avait représenté plus de 50 % de l’ensemble ».

Toujours au mois de juillet, la durée moyenne des prêts s’est établie à 208 mois (235 mois pour l’accession dans le neuf et 223 mois pour l’accession dans l’ancien). Depuis le début de l’année 2010, la durée moyenne des prêts s’est stabilisée. Ainsi, « l’impact de la baisse des taux sur la solvabilité de la demande n’est pas confisquée par la baisse des durées :
la réduction constatée en 2009 ayant d’ailleurs été tout autant répercutée sur la solvabilité de la demande que sur le raccourcissement de la durée des prêts immobiliers contractés par les ménages »
, explique l’Observatoire. De manière générale, les conditions de crédit restent bonnes. Le niveau des mensualités, pour un même capital emprunté, est désormais de 10 % inférieur à son niveau de décembre 2008. De son côté, le coût relatif se relève lentement, « il était ainsi de 3,87 années de revenus en juillet 2010, retrouvant pratiquement le point haut de l’été 2007 ».

Dernier élément observé : l’indicateur de la solvabilité de la demande. Depuis le début de l’année 2009, il s’est dégradé, selon l’Observatoire. Pour autant, certains mois, il bénéficie d’une embellie, du fait notamment de l’évolution des conditions de crédit. « Cela se constate encore en juillet 2010, même si maintenant la transformation du marché (avec le retour des secundo acheteurs) vient modifier le paysage », explique l’Observatoire. En outre, l’augmentation du niveau de l’apport personnel, qui fait suite au déblocage du marché de la revente, s’observe depuis le printemps et permet désormais de compenser la hausse des coûts « qui jusqu’alors dégradait les plans de financement des opérations ».

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.