Évolution des taux de prêt immobilier en 2011

Évolution des taux de prêt immobilier en 2011

La hausse des taux des prêts immobiliers par les banques du mois de décembre 2010 a fait réagir plus d’un courtier en crédit. Nombre d’entre eux ne s’attendaient pas à ce que les taux de crédit puissent augmenter de 0,2 point sur toutes les durées d’emprunt ! L’année 2010 restera cependant comme l’année des records de baisse des taux d’intérêt. Le taux fixe moyen hors assurance sur 15 ans est descendu à 3,22 %, une valeur jamais atteinte depuis plus de 65 ans ! Pour les meilleurs dossiers, on pouvait même trouver des taux allant jusqu’à 2,90 % sur 15 ans !

Parallèlement, les prix immobiliers sur Paris n’ont pas été en reste. Sur un an, les prix de vente des logements anciens dans la Capitale auront augmenté de près de 20 %, avec un nouveau record à environ 7 500 euros/m² en fin d’année selon la Chambre des notaires de Paris et de l’Ile-de-France. Pour le Professeur Michel Mouillart de l’université de Paris Ouest, « la hausse des prix de l’immobilier va se poursuivre en 2011 […] Après une longue période d’attentiste, les propriétaires sont en effet de plus en plus nombreux à se séparer de leurs biens pour acheter plus grand – des trois, quatre ou cinq pièces ».

dossier-credit.jpgLes conditions exceptionnelles de taux bas ont été stoppées en décembre 2010. Qu’en est-il pour 2011 ? Tous les courtiers sont d’accord, l’augmentation des taux de décembre est surtout due à la crise de la dette de l’Irlande, de l’Espagne et du Portugal. La France n’a pas été épargnée par cette crise de la confiance, d’où une hausse du taux des OAT (obligation d’État). La fin de l’année a vu nombre d’emprunteurs primo-accédants se précipiter vers les courtiers pour bénéficier in extremis de la déduction des intérêts d’emprunt qui s’est arrêtée au 31 décembre 2010. D’autres ont renégocié leur prêt immobilier pour bénéficier des conditions de taux très attractives.

Pour autant, les taux d’intérêt devraient rester à leur niveau actuel jusqu’au second semestre 2011 même s’il est difficile de prévoir leur évolution. Cela dépend notamment de la crédibilité de la France pour rembourser sa dette et d’une inflation contenue…

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.