Crédits immobiliers : taux stables mais durcissement des conditions d’emprunt

Crédits immobiliers : taux stables mais durcissement des conditions d’emprunt

Le courtier Emprunt Direct observe une certaine prudence de la part de ses partenaires bancaires, prudence à suivre les mouvements des taux de l’OAT. Ils aussi durci leurs conditions d’emprunt en faisant respecter la règle des 33% d’endettement ainsi qu’en vissant le robinet des financements à 110%. Pour en savoir plus, découvrez l’analyse d’Emprunt Direct.

“Peu de changement pour les taux crédit immobiliers en cette rentrée. Au vu des premiers barèmes pour septembre transmis par les établissements bancaires partenaires d’Emprunt Direct, les barèmes restent quasiment étales, si l’on excepte quelques mouvements à la marge sur certaines durées. On s’attendait pourtant à ce que celles-ci intègrent le fort mouvement de recul des taux constaté sur le marché des obligations d’Etat françaises : or, il n’en a rien été.

Le potentiel de baisse des taux de crédit immobilier est pourtant non négligeable : de 3.80% en avril 2011, les taux de l’OAT 10 ans ont baissé jusqu’à 2.82% ces derniers jours. Les banques continuent en fait d’adopter des règles prudentielles plus strictes, un phénomène qui a un impact sur le marché du crédit. Il semble ainsi que les critiques faites par Christian Noyer en mars dernier sur les politiques des établissements bancaires en matière de crédit immobilier aient porté, surtout en ces temps de tensions sur les marchés obligataires.

« Par cette stabilité des taux, les établissements bancaires jouent la carte de la préservation de leurs marges, en vue, notamment de satisfaire au plus vite aux critères de Bâle 3, et présenter, par ailleurs, au plus vite aux marchés des ratios solides» explique Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct. « On observe plus de réticence des établissements à s’engager sur des durées longues, avec à la clé un raccourcissement des maturités de prêts, et un étiolement progressif de leurs offres à 30 ans » note en outre Alban Lacondemine.

L’extension de cette politique de sélectivité de la part des banques est d’ores et déjà visible sur les financements à 110% (montant du bien+frais annexes+frais de garanties), qui disparaissent progressivement. En outre, les banques sont beaucoup plus regardantes sur le niveau d’apport, mais aussi sur la règle des 33% d’endettement. ”

 Sources : Emprunt Direct

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