Augmentation attendue du coût du crédit immobilier

Augmentation attendue du coût du crédit immobilier

Les aléas des marchés observés cet été poussent les banques à reconstituer leurs marges. La hausse des tarifs touche déjà les PME, et ne devrait plus tarder à concerner les prêts immobiliers.

Les banques ont besoin de reconstituer leurs marges sur le crédit pour bénéficier de conditions plus favorables. La restriction n’est pas encore visible ; d’après Meilleurtaux, les barèmes d’octobre sur les taux du crédit immobilier sont encore stables.

dossier-credit.jpgLes emprunteurs à fort apport personnel peuvent encore s’endetter sur 20 ans avec un taux inférieur à 4 %, voire à 3,75 % à Toulouse, ville où l’offre est la plus opportune pour le mois d’octobre. Cependant les banquiers s’accordent à dire que cette situation est amenée à changer.
Les taux des prêts immobiliers auraient dû déjà augmenter. Les emprunteurs ont été sauvés par le plongeon des taux d’intérêt à long terme intervenu depuis le mois d’avril. L’emprunt d’État à 10 ans (OAT) qui sert de référence aux banques pour fixer leurs prêts à long terme est passé de 3,80 % à la mi-avril à 2,45 %, le plus bas niveau depuis 1996. Grâce à cette baisse, sans augmenter leurs prix, les Crédit agricole, Crédit mutuel et autres BNP Paribas ont reconstitué en partie leurs marges. Notons qu’au 14 octobre, les OAT sont à 3.06% contre 2.56% au 3 octobre soit une hausse de 0.5 point en 15 jour !

Le marché donne déjà des signes de tension. «Les banques veulent bien prêter mais à leurs conditions. Elles ne veulent plus perdre d’argent sur un crédit, même la première année», témoigne dans LeFigaro.fr Ludovic Huzieux, directeur associé du cabinet de courtage immobilier Artemis courtage. «On ne constate pas encore de durcissement des critères de prêts. Mais il est vrai que les critères sont appliqués plus rigoureusement car les banques sont prudentes», relate Sandrine Allonier, responsable des études économiques chez Meilleurtaux. Difficile, par exemple, de négocier la levée des pénalités de remboursement anticipé… Une mauvaise nouvelle quand on sait que c’est l’un des critères négociés quand on fait appel à un courtier.

Alors que ces dernières années, en climat général de rigueur on pouvait toujours trouver un réseau bancaire prêt à casser les prix pour conquérir des parts de marché, désormais, seule HSBC s’y risque.

Dans LeFigaro.fr, Vincent Taupin directeur général du Crédit du Nord, explique cette rigueur par le fait que «Les taux du crédit immobilier vont repartir à la hausse car les coûts de refinancement ont augmenté fortement». Autrement dit, les ressources financières des banques sont à la fois plus rares et plus chères, et cela pour deux raisons principales : les régulateurs exigent plus de capital en face des activités de crédit et les marchés ont quasiment fermé l’accès aux financements à long terme.

Les acquéreurs sont toujours coincés entre l’hypothétique baisse des prix immobiliers et la hausse possible des taux de prêt immobilier. Généralement, on constate que les taux peuvent effectuer plus rapidement les écarts vers le haut ou vers le bas que les prix de l’immobilier.

 sources : LeFigaro.fr

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