Durcissement des conditions de prêt immobilier selon le dernier Observatoire du Crédit Immobilier meilleurtaux.com

Durcissement des conditions de prêt immobilier selon le dernier Observatoire du Crédit Immobilier meilleurtaux.com

Dans son dernier observatoire du crédit immobilier, le courtier Meilleurtaux exprime ses craintes face à la hausse de l’OAT (taux des emprunts d’État), découvrez son analyse du marché de prêt immobilier en détail : «~Après avoir augmenté de plus d’un demi-point depuis janvier 2011, les taux de crédit immobilier se sont stabilisés. Toutefois, compte tenu de la hausse de l’OAT 10 ans, taux des emprunts d’Etat, liée aux craintes sur la dette française, les taux pourraient remonter prochainement. D’ores et déjà, d’une banque à l’autre, les écarts se creusent. En outre, la suppression du PTZ + dans l’ancien et la révision du dispositif Scellier pourraient peser sur la demande. Mais en cas d’atterrissage en douceur des prix, on pourrait assister en 2012 à un assainissement et un dégrippage du marché immobilier.~»

Stabilité des taux de crédits… jusqu’à quand ?

plan rigueur fillon ptz plusAprès un début d’année 2011 de hausse puis une stabilité depuis l’été, les taux pourraient remonter prochainement. En novembre, si la moitié des banques n’ont pas modifié leurs grilles (51 %) 39 % d’entre elles ont relevé leurs taux fixes de crédit, de 0,10 point en moyenne, mais seuls 10 % les ont baissés. Ce mouvement de hausse devrait se poursuivre compte tenu de la forte volatilité de l’OAT 10 ans passé de 2,45 % le 12 septembre – son plus bas niveau historique – à 4,01 % le 17 novembre, en raison des craintes de contagion de la crise de la dette en Europe. « Les écarts de taux d’une banque à l’autre s’accentuent, pour atteindre jusqu’à 0,80 point, y compris au sein d’une même région. Compte tenu de la hausse de l’OAT mais de la baisse du taux de la BCE, les banques choisiront de répercuter ces évolutions avec, pour la plupart, la nécessité de reconstituer leurs marges à l’approche de l’entrée en vigueur des règles prudentielles de Bâle III. Nous privilégions le scénario d’une hausse graduelle mais modérée des taux » analyse Hervé Hatt, directeur général de meilleurtaux.com.

Une prudence accrue du coté des banques

Les établissements bancaires font progressivement preuve de plus de rigueur et de sélectivité : « certaines banques ne proposent plus de prêts au-delà de 30 ans, voire 25 ans pour l’une d’entre elles. D’autres demandent un apport de 10 % pour couvrir les frais, voire 20 % pour obtenir un très bon taux… Mais compte tenu du nombre important de partenaires bancaires dont nous disposons, nous trouvons des solutions de financement pour la plupart de nos clients » explique Hervé Hatt.

Pour autant, depuis peu, on constate une évolution des profils d’emprunteurs, avec une moindre part des moins de 35 ans (43,1 % en octobre contre 50 % au premier trimestre 2011), une hausse de l’apport personnel (66 825 € en octobre contre 64 140 € au premier trimestre 2011 et 54 700 € au premier trimestre 2010) et une baisse de la part des primo-accédants qui représentent néanmoins encore 64 % des clients de meilleurtaux.com en octobre (70 % au premier trimestre 2011).

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