Les taux des crédits toujours très bas selon Cafpi

Les taux des crédits toujours très bas selon Cafpi

Certes, en début de mois, certains établissements bancaires ont relevé leurs barèmes de taux de crédit immobilier de 0,2 point en moyenne. D’une part, ces banques ont « rempli leurs objectifs de production de l’année », souligne le courtier Cafpi et elles n’ont donc plus la nécessité de proposer des taux records pour attirer de nouveaux clients. D’autre part, l’OAT 10 ans, l’indice qui sert de référence pour fixer le niveau des taux fixes des prêts immobiliers, « a bondi de 37 points rien qu’en un mois, passant de 2,89 % début novembre à 3,26 % début décembre ». En conséquence, les banques ont mécaniquement augmenté leurs taux de crédit.

Mais pour autant, « nous n’assistons pas à un retournement de marché, rassure Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Les taux moyens devraient fluctuer dans une fourchette maximale de 0,5 point, du moins jusqu’au printemps, et continuer d’être très attractifs pour les emprunteurs ». Car même en s’écartant très légèrement de leurs records, les taux d’intérêt demeurent toujours très bas, et ce depuis des années, de l’ordre de 2,90 à 3,40 % sur 15 ans, soit des niveaux très inférieurs à ceux du début de l’année : 50 points de moins qu’en janvier 2010 pour toutes les durées de prêts.

« A titre d’exemple, en janvier 2010, pour une mensualité de 1 000 euros, un emprunteur pouvait obtenir un prêt de 137 980 euros sur 15 ans à un coût de 42 020 euros. Aujourd’hui, pour le même capital emprunté, sa mensualité est réduite de 34 euros et le coût de son financement de 6 085 euros, indique Cafpi. Et s’il choisit de conserver la même mensualité, il peut emprunter 4 828 euros de plus qu’en janvier ». Les meilleurs profils emprunteurs peuvent encore obtenir des taux fixes hors assurance à 3,15 % sur 15 ans, 3,35 sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans.

Pour Cafpi, plusieurs éléments militent en faveur d’une évolution modérée des taux. Au plan monétaire, la Banque centrale européenne maintient le statu quo des taux bas, ce qui permet aux banques de disposer de liquidités à un coût très abordable. En outre, le différentiel de taux entre les prêts courts (10 ans) et longs (30 ans) demeure très faible, témoignant de la relative confiance des banques dans l’évolution des taux à long terme. Enfin, au plan économique, la faiblesse de l’euro dope les exportations des pays de la zone euro, un élément qui ne peut que favoriser le retour à la croissance et à l’emploi.

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