Les banques prêtent selon Cafpi

Les banques prêtent selon Cafpi

« A bon entendeur, salut », persifle le courtier Cafpi qui estime que la rengaine « les banques ne prêteraient plus » porte « préjudice au marché du crédit immobilier ». Le courtier concède que « les banques rechignent à financer les entreprises et les prêts à la consommation », conséquence, « certes zélée, de la faiblesse des garanties offertes par les emprunteurs concernés face aux risques conjoncturels liés à l’économie et à l’emploi ». Et si le marché du crédit immobilier patine, la faute en reviendrait aux emprunteurs qui présenteraient de trop mauvais dossiers : « De la même manière que les guichets automatiques délivrent des espèces aux titulaires de compte positifs, les établissements bancaires distribuent des prêts immobiliers aux emprunteurs titulaires d’un bon dossier ». Les banques ne prêtent-elles qu’aux riches, selon vieil adage ?

Selon les chiffres publiés par Cafpi (cf. illustration), la fin de l’année 2008 aura été marquée par l’arrêt des demandes de prêt, tandis que les premiers mois de 2009 ont vu revenir les porteurs de projet immobilier à la recherche d’un crédit immobilier, notamment grâce aux différentes mesures gouvernementales (investissement Scellier et doublement du prêt à taux zéro) et à la baisse des taux d’intérêt. Plus de demandes donc, mais moins de concrétisation des projets, surtout au second trimestre. « La baisse de 10 % du taux de concrétisation (40 à 45 %) montre un resserrement des critères des banques en répercutions de la crise des subprimes », légende Cafpi, qui reconnait tout de même une plus grande sélectivité des banques. Et depuis cet été, « retour aux normes habituelles de financement des banques », car « dans la guerre bancaire, le marché du prêt immobilier reste un microcosme préservé ». Les banques ne prêtent qu’aux meilleurs profils donc.

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