Crédit immobilier : les banques reconstituent leurs marges

Crédit immobilier : les banques reconstituent leurs marges

« Prudence est mère de sûreté », dit-on. Le vieil adage poussiéreux n’a plus rien de ringard. Il est même devenu la nouvelle devise des établissements prêteurs pris dans la tourmente financière.

Pour ces derniers, pas question de prendre le moindre risque. Quitte à déroger à toutes les sacro-saintes règles antérieures… Comme celle qui prévoit que les taux de crédit immobilier suivent fidèlement la hausse et la baisse de l’OAT (indice de référence des taux fixes).

dossier-credit.jpgPour preuve, celui-ci, tombé à « 2.54 % » au 4 octobre, soit une chute de près de 0.20 % en un mois, n’a eu qu’un faible impact sur le coût du crédit immobilier en octobre. Les taux, eux, n’enregistrant en parallèle qu’une micro baisse de -0,05%…

La raison de cette si timide répercussion? C’est que les banques reconstituent leurs marges et leur solvabilité imposées par Bâle III. Face à cette urgence, la conquête de nouveaux clients passe au second plan pour des établissements prêteurs qui ont enclenché le mode survie.

Concernant les mois à venir, il subsiste donc peu d’espoirs de nouvelles baisses des taux d’ici la fin 2011. Et conséquemment, on l’aura compris, un risque élevé d’augmentation de ces derniers en cas de pic de l’OAT.

À ce jour, les emprunteurs peuvent toujours prétendre à des taux moyens de 3.95 % sur 15 ans, de 4.25 % sur 20 ans et de 4.40 % sur 25 ans. Des taux encore très attractifs… Mais pour combien de temps encore ? En ces heures incertaines, un seul cri de ralliement – en écho à celui des banques – semble s’imposer aux emprunteurs : « de demain, nul n’est certain». Plus philosophique que galvanisant…

 Sources : AB Courtage

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.