5 bonnes raisons de faire appel à un courtier pour son prêt immobilier

5 bonnes raisons de faire appel à un courtier pour son prêt immobilier

L’achat d’un bien immobilier, à titre d’un investissement locatif ou d’une résidence principale nécessite un crédit immobilier. Pour trouver la meilleure offre, l’acquéreur commence naturellement par s’adresser à sa banque. Si cette offre ne le satisfait pas, il lui est possible de faire jouer la concurrence en s’adressant à d’autres établissements bancaires ou de remettre cette mission à un courtier. De plus en plus de français ont recours à cette solution si l’on en croit une étude de TNS Sofres, selon laquelle environ un français sur quatre souhaite faire appel à un courtier pour trouver son crédit, espérant un processus plus rapide et efficace. La difficulté réside en l’espèce à choisir son intermédiaire : indépendants, réseaux de courtiers, sites Internet…

1 – Jusqu’à 0,5 point de gain

dossier-credit.jpgLes courtiers ont chacun un nombre d’établissements partenaires comparable, à hauteur d’une centaine: les grandes banques de réseau, les caisses régionales des mutualistes et les établissements financiers spécialisés. En échange d’un volume garanti important, ils négocient avec les directions financières un taux de crédit nettement moins élevé que ceux accessibles aux directeurs d’agence. En conséquence, un client fidèle et régulier d’une banque peut obtenir via un courtier une meilleure proposition que s’il passait par son conseiller. L’écart peut être significatif: de 0,1 à 0,5 point de baisse, soit 6 000 € économisés pour un achat de 150 000 €. Pour l’acquéreur, le gain s’élève à 1 ou 2 m2.

Avec leur grande connaissance de l’offre, les courtiers savent où trouver la meilleure proposition du moment. Ainsi, certaines banques sont prêtes à faire davantage d’efforts pour les professions libérales, tandis que d’autres contre-attaquent en lançant des offensives commerciales ponctuelles et des promotions saisonnières. Sandrine Allonier, la porte-parole de Meilleurtaux.com indique « Dans le contexte actuel, les banques ont des politiques très différentes et les écarts peuvent être très importants. Dans une même région, les taux peuvent aller pour un même profil de 3, 90 à 4,60% selon les établissements. »

2 – Des conseils objectifs et avisés

Outre leur objectivité, les courtiers aident l’emprunteur à faire son choix, par exemple entre taux fixe et taux variable. Il est par ailleurs en mesure d’informer ses clients sur les aides auxquelles ils peuvent prétendre pour optimiser leur crédit (ex : PTZ+), et vérifier les clauses du crédit souscrit, comme la suppression des pénalités en cas de remboursement anticipé du crédit ou la suspension des mensualités en cas de difficulté temporaire. En 2010, les courtiers ont connu un regain d’activité avec le niveau historiquement bas des taux de prêt immobilier. Un grand nombre de propriétaires a souhaité réduire la durée de leur prêt ou le montant des mensualités, et de même des courtiers ont recontacté leurs clients de 2008 pour leur faire profiter de l’aubaine. « En octobre 2010, 50% de nos dossiers étaient des demandes de renégociations », se rappelle Sandrine Allonier. Ce zèle affiché par les courtiers a parfois déplu aux banques, dont certaines ont résilié leur partenariat. Les courtiers s’attaquent aussi au marché de l’assurance associée au crédit, que les banques tentent de vendre aux acquéreurs et qui est très lucratif. La loi Lagarde (2010) a confirmé l’ouverture sans conditions de ce marché à la concurrence, mais les banques sont prêtes à négocier pour garder leurs clients, ce qui ralentit l’ouverture à la concurrence. Un habitué des négociations observe « Les banquiers sont toujours prêts à faire baisser un taux de crédit de 0,5 point si le client souscrit en plus l’assurance chez eux« . « L’an dernier, nous ne nous sommes occupés de l’assurance que dans un dossier de crédit sur deux« , précise Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi.

3 – Une commission comparable aux frais de dossier

L’intervention du courtier peut être neutre pour le client. En effet, les intermédiaires s’occupant du dossier de prêt immobilier, les banques renoncent à percevoir des frais de dossier. Les courtiers perçoivent une commission de 1% du montant du prêt, généralement inférieure à 1 000 €, soit environ le montant de frais de dossier.

4 – Mettre en concurrence les courtiers

Il est possible de démarcher plusieurs courtiers, afin, lors d’un premier rendez-vous ou d’une première simulation, de déterminer celui qui correspond le plus au projet. Les honoraires du courtier ne sont dus que s’il devient l’intermédiaire.

5 – S’assurer de la suppression des pénalités

Quel que soit l’intermédiaire choisi (courtier en agence, Internet), il faut s’assurer qu’il a fait supprimer les pénalités (en général à 3 % du montant restant dû) en cas de remboursement anticipé du prêt.

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