Baisse des taux de crédit imobilier en novembre

Baisse des taux de crédit imobilier en novembre

3,77 %, c’est le taux moyen de prêt du secteur concurrentiel, hors assurance et coût des sûretés, pour le mois de novembre selon l’Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels CSA/Crédit Logement, contre 3,80 % en octobre. « Depuis novembre 2008, les taux ont ainsi reculé de 138 points de base et sont revenus à leur niveau du printemps 2006 », constate l’Observatoire. Le mauvais contexte de l’immobilier a notamment pour conséquence une stagnation de la production de crédits immobiliers à taux variables. La part de ces prêts n’était que de 7,7 % en novembre, contre 7,9 % le mois précédent. « Les établissements s’appuient sur les taux courts pour proposer aux emprunteurs des formules à taux révisables capés. Les ménages peuvent tirer pleinement avantage des taux de refinancement de la BCE, sans risque : le cap n’excédant pas, en général, 100 points de base », précise l’Observatoire.

Si les taux baissent, la durée moyenne des emprunts a beaucoup varié cette année, s’établissant à 208 mois pour novembre. Pour mémoire, en 2007 la durée des prêts avait augmenté de 8 mois mais reculé d’autant en 2008. Malgré la stabilisation de début 2009, la durée moyenne des prêts immobiliers avait reculé entre février et juillet 2009, puis progressé au mois d’août pour redevenir baissière en septembre. Ainsi, sur un an, la durée moyenne des prêts a reculé de près de 10 mois.

Baisse des taux, baisse des durées d’emprunt, les conditions de crédit semblent optimales pour les emprunteurs. Qui plus est, l’Observatoire met en évidence que à capital égal, les mensualités sont 8 % moins chères qu’au mois de novembre 2008. En effet, le coût relatif moyen étant de 3,63 années de revenus en novembre 2009, contre 3,70 années en octobre 2009. Pour autant, « l’indicateur de solvabilité de la demande se dégrade lentement depuis le début de l’année », s’inquiète l’Observatoire. En 2009, l’endettement moyen a progressé de 2,9 % tandis que l’apport personnel a reculé. « Si les marchés de l’immobilier ne réussissent pas à sortir plus rapidement de leur récession, ce n’est donc pas en raison de défaillances du côté de l’offre de crédits mais du fait de la paralysie partielle d’une demande inquiète face à la remontée du chômage », analyse l’Observatoire.

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