Une récession après la crise financière, et le secteur de l’immobilier en embuscade

Une récession après la crise financière, et le secteur de l’immobilier en embuscade

Ces derniers temps, vous avez été témoin de la plus grande tragédie de notre époque actuelle. Vous avez vu nos dirigeants s’unir pour sauver notre système financier de l’abîme dont il s’était enfoncé. Et comme toute tragédie, il n’est pas dit que les acteurs gagnent à la fin. C’est ce que tous constatent tous les jours. La bourse joue au Yoyo comme quelqu’un qui a pris trop de poids et qui veut maigrir à tout prix. Malgré l’ampleur du plan européen, malgré les acclamations pour Gordon Brown, la confiance des investisseurs ne s’est pas encore établie. Et si cela dure, on craint une récession. Du côté de l’immobilier, le P.D.G. de Nexity annonce qu’il y aura 180 000 suppressions de postes dans le secteur de la construction si la situation perdure. Du côté des crédits immobiliers, la hausse de taux de ces derniers mois ne sera pas jugulée par la baisse concertée des taux directeurs. C’est ce qu’en pensent les spécialistes du secteur, dont Empruntis|COMPAREZ GRATUITEMENT LES OFFRES DE 100 BANQUES, qui vient de publier son communiqué. Les banques qui ont toujours une difficulté à se refinancer ne prêtent plus à une certaine catégorie d’emprunteurs. L’exemple donné par Empruntis|COMPAREZ GRATUITEMENT LES OFFRES DE 100 BANQUES est édifiant : un acquéreur qui souhaite emprunter 150 000 euros doit gagner au minimum 2 770 euros nets par mois, pour obtenir un prêt sur 25 ans à 5,55 %, sans apport. Avec un apport de 20 %, il lui faut gagner au minimum 2 220 euros. Le revenu médian français est de 2 263 euros. Et à Empruntis de souligner : en prenant en compte à la fois la hausse des taux et les variations de prix, la mensualité a bondi de 34% entre 2005 et 2008 et le coût du crédit de 84% pour le même bien !

Un sondage sur le site Leparisien.fr qui montre que la confiance est loin d'être rétablie.Les ménages attendent que les prix de l’immobilier baissent. Une baisse que le courtier Empruntis estime de 9 à 14 % en 2009. Un recul de la demande (forcée) qui concerne les crédits immobiliers impacte sur l’immobilier en général. Les courtiers évoquent de plus en plus la difficulté croissante de pouvoir de défendre les dossiers de leurs clients devant les banques. Ils parlent même de vanne du crédit fermée. Les chantiers sont abandonnés faute de pouvoir trouver les financements adéquats. Ce phénomène d’attentisme s’observe aussi ailleurs. Devant l’angoisse d’un avenir incertain, les ménages hésitent à consommer (les ventes de voitures ont chuté de 8.2 % en Europe par exemple). Les prix de la consommation|Consommation ont baissé de 0.1% en septembre, l’inflation se situant à 3%. Selon l’Insée, le recul devrait se poursuivre.

Les spécialistes sont d’accords, les taux de crédit immobilier|Crédit immobilier ne baisseront probablement pas avant le second semestre 2009, les banques en revanche ont promis au chef de l’État qu’ils continueront leur travail, celui de prêter aux ménages et aux entreprises.

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