Un nouveau prêt à taux zéro l’an prochain

Un nouveau prêt à taux zéro l’an prochain

Après avoir annoncé la suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, la ministre de l’Economie Christine Lagarde a annoncé une nouvelle mouture du prêt à taux zéro pour 2011. Selon ses déclarations rapportées dans les colonnes de nos confrères des Echos, la ministre a indiqué le nouveau prêt à taux zéro serait désormais universel, c’est-à-dire accordé sans condition de ressources. Ainsi plus accessible, il sera néanmoins réservé aux primo-accédants, c’est-à- dire les ménages n’ayant jamais été propriétaires de leur résidence principale, ou du moins pas dans les deux ans précédant leur acquisition.

Le nouveau prêt à taux zéro universel sera cependant soumis à plusieurs conditions, et sera accordé en fonction de trois critères : son montant sera plus important pour les ménages disposant de faibles revenus, dans les zones géographiques d’habitation en forte tension (zone A) et pour les achats dans le neuf. Pour autant, le gouvernement n’entend exclure ni les achats immobiliers dans l’ancien, ni les transactions dans les zones B et C, ni les classes moyennes. Les barèmes précis seront finalisés et annoncés par le ministère du Logement à la rentrée, pour une entrée en vigueur début 2011.

L’annonce de ce remaniement du PTZ a été plutôt favorablement accueillie par les professionnels de l’immobilier. Ceux-ci attendent néanmoins d’en savoir plus sur les modalités. Ainsi, la FNAIM (Fédération nationale des professionnels de l’immobilier) a indiqué qu’elle resterait « attentive à la définition des barèmes de la mesure, qui ne doit pas déstabiliser le juste équilibre nécessaire entre le neuf et l’ancien ». Selon le courtier en crédit immobilier Cafpi, le PTZ « a surtout maintenu artificiellement le pouvoir d’achat logement des primo-accédants et son bénéfice au final est peu probant si ce n’est pour les vendeurs qui ont profité de cette aubaine pour pouvoir vendre leurs biens plus chers ».

Le coût du PTZ pour les finances publiques est actuellement évalué à environ un milliard d’euros. Cumulé avec le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, les dispositifs pèsent 2,8 milliards d’euros. Le nouveau PTZ devrait coûter 2,6 milliards d’euros par an, ce qui permet au gouvernement d’économiser 200 millions d’euros. Et si nécessaire, des mesures de réajustement interviendront rapidement pour éviter toute dérive des finances publiques en cours d’application, a annoncé le gouvernement.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.