Marché immobilier francilien : au ralenti et attente de signal fort

Marché immobilier francilien : au ralenti et attente de signal fort

Les prix marquent un palier et sont restés stables à Paris au mois de février. Ils ont même légèrement augmenté en petite couronne.

• Les volumes de transactions en baisse (-25% par rapport à début 2011).
• Seuls les biens de bonne qualité trouvent aujourd’hui acheteur ce qui explique la bonne tenue des prix.
• Alors que les banques semblent relancer leurs offres de crédit immobilier et que les taux devraient rester durablement bas, la correction des prix pourrait être de courte durée.
• Mais la plupart des acteurs sont en attente des résultats des élections et des décisions qui pourraient infléchir le marché.

MeilleursAgents.com publie la 36ème édition de son baromètre mensuel des
prix de l’immobilier résidentiel à Paris et en Île-de-France.

Barometre-Prix-immobilier-IDF-Meilleurs-Agents.jpg« C’est avec satisfaction que nous avons vu les Notaires de Paris confirmer en février la baisse des volumes et des prix à Paris (9 arrondissements sur 10) et en Ile-de-France de la fin 2011 que nous avions annoncée dès le mois de septembre dernier, » commente Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com. « Le marché actuel est un marché rétréci, ralenti, mais pas bloqué. Avec peu d’acheteurs et peu de vendeurs, ce sont surtout les biens de bonne qualité qui trouvent preneurs à des prix raisonnables. Dans les communes d’Ile-de-France les moins recherchées, y compris les quartiers de la capitale les moins courus, les ventes se concluent à des prix 5 à 10% au dessous des plus hauts atteints en juin 2011. Ailleurs, les prix sont stables. Partout, les transactions prennent plus de temps. Le marché semble attendre un signal. Celui-ci viendra de la conjoncture économique et bien sûr aussi des résultats de l’élection présidentielle. Quelle que soit sa couleur politique, le prochain gouvernement devra engager des actions en faveur du logement et pas uniquement le logement social. Aujourd’hui, tout n’est pas dit et il y aura certainement des mesures fortes concernant l’accession à la propriété, la construction de logements neufs en zones denses ainsi que de nouvelles mesures fiscales. L’autre clef de la reprise du marché réside dans l’évolution du contexte économique. Alors que les prévisions de croissance du PIB ont été légèrement revues à la hausse, les chiffres du chômage restent mauvais. Si les banques ont pu restaurer leurs fonds propres avec l’aide de la BCE elles restent cependant extrêmement vigilantes avant d’accorder un prêt. Mais les taux sont orientés à la baisse et les grands réseaux bancaires semblent à nouveau prêts à s’affronter avec des offres de crédit séduisantes. La période est donc favorable aux acheteurs solvables qui ont plus de choix, plus de temps, et bénéficient d’un crédit bon marché et des prix qui s’assagissent. Les acheteurs ne doivent pas attendre un effondrement des prix pour se décider, ce scenario est d’autant moins probable que les taux repartent à la baisse, » conclut-il.

Un marché qui se cherche

Après plusieurs mois de baisse mesurée, les prix parisiens et franciliens ont marqué un palier en février. 0% d’évolution à Paris, +0,5% dans le 92 et le 93, +0,1% dans le 94. Seule la Grande Couronne voit ses prix baisser de 0,2% en particulier dans les zones excentrées et éloignées des réseaux de transports.

Le nombre d’acheteurs et de vendeurs est toujours bas (30% d’acheteurs et 20% de vendeurs en moins par rapport à début 2011). Les volumes de transactions sont inférieurs d’environ 25% par rapport aux 2 premiers mois de 2011. Mais le marché n’est pas bloqué pour autant, même si les ventes portent essentiellement sur des biens de bonne qualité (qualité du bâti, de l’environnement, proximité des écoles, commerces et réseaux de transports, etc.).

Le marché semble fonctionner au ralenti et en mode veille. Acheteurs et vendeurs attendent. Les premiers espèrent retrouver une capacité d’achat grâce à une nouvelle éventuelle baisse des prix et une certaine solvabilité grâce à une possible plus grande libéralité des banques.

Pour leur part, les vendeurs restent dans l’expectative, ne sachant pas analyser les tendances du marché, prévoir une nouvelle baisse ou espérer un regain.

Acheteurs et vendeurs attendent avec le même intérêt les décisions que devra prendre le prochain gouvernement pour débloquer un marché du logement qui reste l’une des préoccupations majeures des Français.

 Sources : Communiqué MeilleursAgents du 29 mars 2012

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