Marché immobilier d’Ile-de-France : des difficultés disparates

Marché immobilier d’Ile-de-France : des difficultés disparates

Alors que les prix de l’immobilier ont littéralement flambé en 2010 et que les acquéreurs ont été très nombreux fin 2010, les stocks se reconstituent progressivement. Les prix des grandes surfaces ont augmenté de 1,8 %, alors que ceux des petites surfaces n’ont évolué que de 0,2 %.

Dans paris intra-muros, les petites surfaces, très chères, dissuadent les acquéreurs ; les studios et les F2 se vendent moins bien qu’il y a deux mois. Seuls les secundo-accédants à la recherche d’un bien type F3 et plus sont en mesure de suivre les prix en procédant à la revente de leur bien immobilier, combiné à un crédit encore accessible. Cette situation de marché de l’achat revente ne pourra pas durer longtemps au-delà de l’été.

Les départements de la Région francilienne connaissent une situation contrastée. L’ouest parisien, avec les Hauts de Seine, le Val de Marne et les Yvelines, connait une hausse mensuelle des prix supérieure à 1%. Il s’agit là bien sûr d’une observation générale ; il faut veiller à interpréter chaque situation de manière locale, à l’échelle d’une commune, voire d’un quartier. A l’inverse, en Seine Saint-Denis et dans les départements de la grande couronne (Val d’Oise, Essonne et Seine-et-Marne), les prix immobiliers ont diminué d’environ – 0,1 % en mars.

À noter que le dispositif PTZ +, qui favorise l’achat pour les primo-accédants de petites surfaces neuves ou rénovées, contribue au ralentissement des transactions sur les grandes surfaces. Cette situation peut provoquer un risque de blocage du marché, c’est pourquoi il est conseillé aux acheteurs de se montrer patients et aux vendeurs d’éviter les situations de surenchère.

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