Logement et accession à la propriété : sondage par Empruntis

Logement et accession à la propriété : sondage par Empruntis

« Face au mutisme quasi-général des candidats à la Présidentielle sur le sujet et face à tous les changements récemment adoptés ou envisagés par le gouvernement, nous avons voulu savoir ce que les Français pourraient leur suggérer comme idée. » Explique Maël Bernier, Directrice de la Communication d’Empruntis.com. Empruntis.com a ainsi interrogé entre juillet et octobre 2011 un panel d’internautes* afin de savoir quelles mesures ils jugeaient ou jugeraient efficaces, et quelles seraient leurs préconisations pour régler les problèmes de logement et d’accession à la propriété en France. Les réponses sont parfois surprenantes, voire paradoxales, mais quoiqu’il en soit instructives.

Les prix trop élevés : barrière numéro 1

dossier-credit.jpgLe premier constat est clair, ce sont les prix trop élevés qui constituent le premier obstacle à l’accession à la propriété pour 42% des sondés, ce chiffre atteignant 47% à Paris, loin devant la difficulté à trouver un financement et le manque d’apport (respectivement 18,5% et 11,7%).

Le dispositif Scellier : une des clés

« Le second enseignement de ce sondage est que beaucoup des mesures qui ont été supprimées étaient fortement plébiscitées par les candidats à l’achat » énonce Maël Bernier, « en premier lieu la loi Scellier qui était la mesure jugée la plus efficace pour favoriser la construction de logements grâce à la déduction des intérêts d’emprunt notamment avec plus de 32% des suffrages. »

Le PTZ + : une efficacité reconnue

Concernant le PTZ +, à la question : à qui devrait-il s’adresser ?
38% répondent : à tous les candidats à la première acquisition d’une résidence principale sans conditions de revenus, alors que 26% l’adresseraient exclusivement aux revenus dits modestes, et seulement 12% considèrent qu’il ne sert à rien. « Ce dispositif dont les applications sont fortement rabotées dans le projet de loi de finances 2012 disposait donc d’une crédibilité totale et son universalité (absence de conditions de revenus) était finalement bien perçue » remarque Maël Bernier.
Les produits d’épargne logement toujours « populaires »
Plus de 70% des personnes interrogées plaident pour une revalorisation des produits tels que le PEL ou le CEL. « Ces produits dits populaires que nous avions quelque peu délaissés au cours des dernières années en raison principalement de conditions d’emprunts très intéressantes, gardent une place privilégiée dans le coeur des Français et sont toujours considérés comme des placements refuge particulièrement en ces temps très perturbés » analyse Maël Bernier.

Écolos, oui mais…

À la question, quelles concessions ou actions seriez-vous prêts à entreprendre dans une démarche de respect de l’environnement dans le logement ? Ils répondent à 34% qu’ils sont prêts à faire des travaux pour améliorer la performance énergétique de leur logement, pour 29% d’accord pour concentrer leurs recherches sur des biens avec une bonne performance énergétique mais sans que cela coûte plus cher, et seulement 14% se déclarent prêts à acheter plus cher si le bien bénéficie d’une très bonne performance énergétique. « En d’autres termes, s’ils sont conscients que l’environnement est au coeur des préoccupations futures, leur engagement ne se fera pas à n’importe quel prix…Dommage quand on sait que les logements dits BBC (bâtiments basse consommation) sont commercialisés environ 10% plus cher que les logements neufs classiques, et que le neuf est déjà vendu 15 à 20% plus cher que l’ancien. CQFD » regrette Maël Bernier.

Face à la flambée des prix : des solutions radicales mais pas de consensus

Pour 20% des personnes interrogées, encadrer le prix des logements neufs serait la meilleure solution pour gérer le problème de la flambée des prix, pour 18% des votants, il faut réquisitionner ou taxer les logements vides, 15% souhaitant un encadrement des loyers et les autres 15% espèrent la construction par l’Etat de nouveaux logements. Seuls 10% des personnes interrogées se prononcent en faveur d’une autorégulation du marché.

« Cette étude démontre que les Français sont très attachés aux aides à l’acquisition et que les dispositifs mis en place au cours des dernières années étaient plutôt massivement appréciés et reconnus par les candidats à l’acquisition. Face à la crise que nous traversons en ce moment, ils sont donc plus que jamais demandeurs et à l’écoute des propositions que pourront faire les candidats à l’élection présidentielle. Gageons que ces derniers sauront le moment venu proposer des solutions, les programmes étant pour le moment peu prolixes sur ce thème. » Conclut Maël Bernier.

*Le nombre de répondants était de 1023 personnes.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.