Les prévisions immobilières d’Orpi pour 2010

Les prévisions immobilières d’Orpi pour 2010

Après la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) et le réseau d’agents immobiliers Century 21, c’est au tour de l’enseigne Orpi (1er réseau d’agences immobilières en France avec 1 200 implantations) de publier son analyse du marché immobilier et de tenter de nous donner les perspectives pour 2010. Orpi revient donc sur le bilan de l’année écoulée et constate que « le marché de l’immobilier en 2009 s’est caractérisé par ses contrastes et paradoxes ». En effet, 2009 s’est illustrée par un premier semestre où l’activité du marché immobilier s’est enlisée, puis les transactions ont repris en plein été. L’activité a continué à un rythme encore plus soutenu en fin de l’année, même si elle reste fragile.

Les raisons de cette reprise sont dues surtout au retour sur le marché immobilier des primo-accédants et des investisseurs, mais également au « phénomène de rattrapage des projets immobiliers qui ne peuvent être repoussés éternellement (mutation professionnelle, divorce, agrandissement de la famille, etc.) ». Sans compter une baisse drastique des taux de crédit immobilier fin 2009, qui a fini par convaincre un grand nombre d’emprunteurs attentistes d’aller voir leur banquier pour concrétiser leur projet immobilier. Résultat, le réseau d’agences immobilières a traversé la crise en enregistrant un recul de son volume de transactions de – 7 % pour un chiffre d’affaires lui aussi en baisse de 10 % par rapport à 2008.

Orpi pense que la reprise de l’activité immobilière sera douce en 2010 même si le spectre d’une spirale spéculative autour des prix est toujours présent. Les prix immobiliers devraient rester globalement stables, mais des ajustements locaux sur certains biens et certains marchés sont à prévoir. Le réseau a émis des conseils pour ceux qui cherchent à vendre ou à acquérir un bien immobilier. Les acquéreurs doivent impérativement prendre en considération le coût d’achat (facture énergétique, transports, entretien, etc.), qui diffère fortement du prix de vente du bien, penser « lieu et projet de vie » et pas uniquement « bien immobilier », et cogérer leur projet immobilier avec leur agent immobilier pour réaliser le tri des critères de choix, identifier les vrais besoins et réaliser le meilleur équilibre. Les vendeurs doivent pour leur part se souvenir que le prix n’est qu’un des éléments du projet de vente, que déterminer un « prix rêvé » en début de vente sans tenir compte de la réalité du marché est une très mauvaise stratégie, et que leurs espérances doivent être adaptées à la catégorie de prix du bien mis en vente.

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