Les estimations de prix des notaires corrigées à la baisse

Les estimations de prix des notaires corrigées à la baisse

La dernière note de conjoncture du Conseil supérieur du notariat (CSN) indique une hausse de 7,8 % des prix des logements au 2ème trimestre, par rapport à la même période de l’année dernière. Les prix des appartements ont augmenté de 10,3 % en moyenne, contre + 5,3% pour les maisons. Il y a bien un ralentissement par rapport au 1er trimestre, avec +10,5 % pour les appartements, +7,8 % pour les maisons. Si l’Île-de-France reste très dynamique (+22,5 % à Paris, +15,1 % en petite couronne), la province résiste bien, avec une progression de 3,8 % au 2ème trimestre des prix des appartements en comparaison annuelle et de +4,9% pour ceux des maisons.

Une trentaine de départements où les prix baissent

Grandes agglomérations à part, le mouvement de correction amorcé en début d’année s’est confirmé au 2ème trimestre. Le prix des appartements a ainsi baissé dans 17 départements, et le prix des maisons a reculé dans 16 départements. Dans le Cantal et la Somme, la baisse concerne ces deux segments. Maître Pierre Bazaille, le président de l’Institut notarial de l’immobilier (INI), précise « Début 2011, nous estimions que les prix baisseraient sur un quart environ des marchés à la fin de l’année. Ce niveau est d’ores et déjà dépassé, et la proportion de marchés baissiers sera nettement supérieure à nos prévisions initiales ».
Les grandes villes et leur périphérie proche devraient quant à elles continuer d’enregistrer des hausses de prix, du fait de la pénurie d’offre qui y est observée relativement à la demande.

Un nombre de vente appelé à diminuer

Les notaires auront enregistré environ 783 000 ventes de maisons et appartements cette année, soit un niveau comparable à celui de 2010. L’année à venir devrait par contre être caractérisée par « une baisse significative du nombre de ventes, pouvant atteindre plusieurs dizaine de milliers de transactions ». Plusieurs facteurs vont contraindre le marché : un contexte économique et financier favorable au durcissement des conditions de crédit, la réforme de la taxation des plus-values immobilières, et tout simplement l’attentisme des périodes pré-électorales.

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