Le pouvoir d’achat immobilier recule en ce début d’année : l’analyse de Christophe du Pontavice

Le pouvoir d’achat immobilier recule en ce début d’année : l’analyse de Christophe du Pontavice

Le pouvoir d’achat immobilier recule en ce début d’année, particulièrement à Paris qui marque sa différence avec le reste de l’Ile-de-France.

Les acheteurs immobiliers auraient sûrement préféré que les établissements de crédits soient moins prévoyants !

Anticipant l’annonce de Jean-Claude Trichet, Président de la Banque centrale européenne, sur l’augmentation annoncée aujourd’hui de 0,25% des taux d’intérêt, les banques ont relevé les leurs il y a plusieurs semaines… Résultat : conjuguée à une croissance des prix importante (à Paris et dans les Hauts-de-Seine) ou plus faible (dans les autres départements d’Ile-de-France et en Province), cette remontée des taux contribue à faire reculer un peu plus le pouvoir d’achat immobilier de la majorité des acquéreurs potentiels en ce début d’année 2011.

Au premier trimestre 2011, la hausse des taux d’intérêt a eu pour effet d’enchérir le coût des acquisitions immobilières. Pourra-t-elle faire baisser les prix ? C’est toute la question.

Pour l’instant, les prix immobiliers augmentent dans les zones où l’offre est rare (dans le 6ième arrondissement de Paris par exemple) et se maintiennent ou baissent ailleurs (Essonne, Seine Saint-Denis).

La logique qui voudrait que les prix baissent quand les taux remontent n’est pas forcément de mise ; les acquéreurs, même plus exigeants, souhaitent réaliser rapidement leur achat « tant que les taux sont encore abordables ». Il n’y a donc pas encore de fléchissement de la demande. Une logique qui ne devrait évidemment pas durer si la hausse des taux devenait plus lourde.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.