Le marché immobilier va-t-il s’écrouler ?

Le marché immobilier va-t-il s’écrouler ?

Alors que les hausses des taux de prêt immobilier ne semblent pas se ralentir, les prix immobilier commencent à se stabiliser. La Fnaim observe même les premières baisses. Dans l’ensemble, le prix des appartements anciens ont perdu 0.3% au premier trimestre 2011. En Ile-de-France, c’est 2% de moins.

Les autres professionnels observent le même mouvement de repli au niveau des prix immobiliers, et tous sont soulagés. La correction tant attendue est-elle arrivée ?

La chute des volumes des ventes sur l’Île-de-France en début d’année ainsi que la hausse des taux montre un certain attentisme côté acquéreurs potentiels. La présidentielle qui se rapproche n’encourage pas les achats immobiliers, car les acheteurs attendent les promesses de chaque candidat avant de se décider. Dans ce sens, le Salon immobilier 2011 a enregistré une baisse de 10% de sa fréquentation. De son côté, le courtier Meilleurtaux a constaté que la part des primo-accédants de leurs clients passe à 66% contre 73% l’an passé à la même période. Il semblait que les primo-accédants se soient envolés malgré les divers aides de l’État tel que le Ptz plus. Les primo-accédants ne dépassent pas 20% dans une agence sur deux de la Fnaim (source La Tribune).

Jusqu’à récemment, les taux variables restaient très attractifs et on pouvait même envisager un prêt à taux mixtes c’est-à-dire démarrer par du variable pour finir sur des taux fixes. Toutefois avec la hausse des taux directeurs de la BCE la semaine dernière et leur impact direct sur des taux courts, les taux variables ne sont plus attractifs. « La conséquence essentielle d’une poursuite de la remontée des taux courts est une moindre attractivité des crédits variables, dont l’écart de prix avec les prêts à taux fixe devrait encore diminuer. Avec une différence de moins d’un point, ils ne sont plus intéressants pour les emprunteurs dans la mesure où ils risquent d’atteindre rapidement leur cap (limite à la hausse) et de devenir ainsi supérieurs aux taux fixes», explique Christian Camus.

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