La crise immobilière ? Quelle crise ? L’analyse de Christophe du Pontavice, Président d’EffiCity

La crise immobilière ? Quelle crise ? L’analyse de Christophe du Pontavice, Président d’EffiCity

Il y a un an, nous nous félicitions de la sortie de la crise immobilière. Nous vivons maintenant le mouvement de balancier inverse avec une reprise très sensible de la hausse des prix depuis janvier 2010. Cette tendance apparemment folle s’explique très raisonnablement : des taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi faibles et une pénurie d’offres plus ou moins importante en fonction des villes. Quelles leçons peut-on en tirer ?

1- Le marché de l’immobilier a changé, les prix resteront structurellement élevés : l’immobilier est plus que jamais une valeur refuge. A l’heure des réformes jetant une partie des Français dans la rue, l’immobilier permet un bon système de retraite par capitalisation. C’est ce que nos clients anticipent : « C’est suicidaire de ne pas être propriétaire de sa résidence principale à 60 ans ! » nous disent-ils. Ainsi la demande demeure élevée.

2- Les prix sont soutenus par la pénurie d’offres dans les grandes villes : « Il n’y a rien à vendre ! » expliquent nos consultants alors que les acquéreurs, qui bien souvent avaient repoussé leur projet d’acquisition, sont de retour sur le marché. L’équilibre offre-demande se fait donc aujourd’hui clairement au profit de l’offre à Paris et dans quelques métropoles régionales.

3- Comment modérer les prix immobiliers ? La France pâtit d’un manque criant de logements. Il faut libérer du foncier pour que les prix se modèrent sur la durée. A plus brève échéance, les vendeurs qui avaient repoussé leurs projets de vente commencent à sentir l’opportunité de vendre. C’est une bonne nouvelle : le marché ne se dégrippera complètement qu’avec une offre plus abondante, permettant notamment aux secundo accédants d’acheter et de vendre simultanément.

NDLR: nous retranscrivons là l’analyse du réseau d’agences immobilières low-cost EffiCity. Celui-ci calcule pour certaines grandes villes, notamment Paris, Lyon et Nice, le pouvoir d’achat immobilier des acquéreurs, qui mesure le nombre de mètres carrés, compte tenu des prix immobiliers et des taux des prêts immobiliers, qui peuvent être acquis selon un budget donné.

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