La baisse des délais de vente signe-t-elle la reprise du marché ?

La baisse des délais de vente signe-t-elle la reprise du marché ?

Alors que son confrère Solvimo mentionne une hausse des transactions de 20 %, le réseau d’agences immobilières Orpi constate une stabilisation des délais de vente des biens immobiliers en octobre. Depuis le mois de juin, la durée moyenne de vente d’un bien immobilier a ainsi baissé de 0,5 % pour les biens en mandat simple (162 jours en octobre contre 172 en juin), et de 1,3 % pour les biens en mandat exclusif (119 jours contre 138). Une tendance observée dans la plupart des grandes agglomérations : « Cette légère baisse des délais de vente est une conséquence du frémissement que nous avons pu constater dans nos 1 200 points de vente dès cet été. Les biens en vente partent plus vite qu’avant la trêve estivale et particulièrement les petites surfaces qui tirent véritablement le marché : les 2-pièces se vendent aujourd’hui en moyenne 20 % plus vite qu’en juin ! », souligne Bernard Cadeau, Président du réseau immobilier Orpi.

Néanmoins, le marché de l’achat-revente, porté par les secundo-accédants, ne marque pas autant de reprise : les grandes surfaces continuent de se vendre au ralenti, sauf en cas de présence d’une mandat exclusif selon le réseau Orpi : « on observe une baisse des délais de vente de 11 % entre juin et octobre pour les 5-pièces et les maisons de 90 à 120 m² et de 15,6 % pour les maisons de plus de 120 m² », indique le groupement immobilier. Dans certaines agglomérations, le marché a retrouvé son niveau de l’automne 2008. Ainsi à Marseille, le délai de vente est désormais de 134 jours contre 132 jours en octobre 2008. A Lyon, la durée moyenne de vente d’un bien immobilier a même baissé de 8,3 % par rapport à octobre 2008. « Les conditions favorables de marché, baisse des prix et des taux, ont contribué à « réveiller » le marché pour faire revenir les acquéreurs, mais il faut rester prudent, indique Bernard Cadeau. Cette reprise, qui s’explique aussi parce que les projets immobiliers ne peuvent se différer éternellement (agrandissement de la famille, divorce, etc.) ne sera durable que si vendeurs et acheteurs ne repartent pas dans une logique spéculative ».

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