Un demi-milliard d’euros pour la villa Leopolda ?

Un demi-milliard d’euros pour la villa Leopolda ?

La Côte d’Azur est-elle en passe de rafler la médaille d’or de la villa la plus chère du monde ? Selon l’information révélée par nos confrères de Nice Matin, le milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov devrait prochainement signer un chèque de 496 millions d’euros pour acquérir la villa Léopolda à Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) à la veuve du richissime banquier libano-brésilien Edmond Safra, Lily Safra. Les rumeurs se faisaient plus insistantes ces dernières semaines, évoquant d’autres acquéreurs russes, dont Roman Abramovitch, patron du Chelsea FC, et l’un de ses anciens associés, Oleg Deripaska.

Finalement, ce serait Mikhaïl Prokhorov, 43 ans et un patrimoine évalué à plus de 15 milliards d’euros (24ème fortune mondiale selon le classement 2008 du magazine Forbes). Mikhaïl Prokhorov serait sur le point de céder les derniers 16,7 % de parts qu’il possède dans le géant Norilsk Nickel à son partenaire d’affaires Vladimir Potanine pour 10 milliards de dollars, et dirige Onexim, un fonds d’investissement spécialisé dans les nouvelles technologies.

L’histoire de la villa est aussi mouvementée que la réputation de son futur propriétaire, accusé puis blanchi en 2006 de proxénétisme et d’association de malfaiteurs. En 1900, le roi des Belges Léopold II rachète la propriété (d’où son nom), alors en pleine campagne, pour 1 franc symbolique. Il y fait construire la villa, qui sera transformée, en 1915, en hôpital. Dans les années 1950, Giovanni Agnelli, le patron italien du groupe automobile Fiat en fait l’acquisition avant de la revendre au banquier Edmond Safra, l’un des hommes les plus riches du monde et fondateur de la Republic National Bank of New York. Edmond Safra est mort asphyxié le 3 décembre 1999 dans l’incendie de son appartement de Monte Carlo. Condamné à 10 ans de prison en 2002, Son infirmier américain Ted Maher avait expliqué avoir mis au point un plan pour s’attirer les faveurs de son employeur : se porter plusieurs coups de couteau pour simuler une intrusion, puis provoquer un petit incendie pour l’éteindre aussitôt.

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