Droit de Préemption Urbain pour juguler la hausse des prix de l’immobilier ?

Droit de Préemption Urbain pour juguler la hausse des prix de l’immobilier ?

Les chiffres des notaires pour l’immobilier ancien 2010 a de quoi désespérer les acquéreurs de la capital. En 2010 les prix de l’immobilier se sont envolés à +17.5% à Paris avec un prix moyen au m2 de 7330 euros avec comme record 11 120 euros le m2 dans le 6e arrondissement.

Avec la déduction des intérêts d’emprunt supprimé, et un Ptz plus (qui a encore du mal à démarrer) conjugué à la hausse des taux, la hausse des prix immobiliers devrait être freinée. Pourtant, le prix moyen du mètre carré en février 2011 à Paris atteint les 7600 euros.

Sous la pression des citoyens, les maires réfléchissent à une parade pour juguler la hausse continue des prix de l’immobilier. En effet, les notaires prévoient pour 2011 une hausse de l’immobilier ancien à Paris, Bordeaux ou rennes de 15%, de 5 à 10% à Nantes ou Lyon (consultez ici toutes les prévisions des prix immobiliers pour 2011). Résultat : seuls 3% des foyers peuvent acquérir un appartement à Paris. Le Droit de Préemption Urbain (DPU) pourrait venir en aide aux maires pour contrôler le prix des logements même si ce dispositif n’est pas prévu pour cela. La DPU impose aux notaires, lors de chaque vente, d’adresser à la mairie une Déclaration d’Intention d’Aliener (DIA) désignant le bien, l’identité du vendeur et de l’acheteur, y compris le prix de la transaction. La mairie dispose de 2 mois pour acquérir le bien au nom de la commune à un prix fixé d’après l’avis des domaines. Un dispositif qui pourrait se généraliser avec comme condition dans chaque vente que soit insérée une clause « antispéculative». La mairie préempte ainsi au prix d’achat lors de la revente.

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