Des biens immobiliers rares à l’origine de la hausse des prix de l’immobilier du marché français selon l’INSEE

Des biens immobiliers rares à l’origine de la hausse des prix de l’immobilier du marché français selon l’INSEE

Selon l’INSEE, si la récente hausse des prix de l’immobilier en Espagne et dans les pays anglo-saxons est liée à la spéculation financière, en France l’évolution s’explique davantage par la pénurie de l’offre. Cette analyse vient contredire le Centre d’analyse stratégique, qui dépend du Premier ministre, et qui lui estime que la France connaît une « bulle » appelée à se dégonfler.
D’après les données INSEE, les prix des logements anciens ont augmenté de +141 % entre 1998 et 2010, soit plus de trois fois plus vite que les revenus (+43 %). Dans le même temps, les loyers, encadrés progressaient de +33 %, soit à un rythme annuel moyen supérieur à celui de l’inflation.

Jusqu’en 2007, la courbe des prix immobiliers en France a connu une trajectoire relativement similaire à celle des États-Unis. Toutefois, ces deux marchés ont réagi différemment pendant la crise. Aux États-Unis, les prix de l’ancien ont rapidement chuté pour retrouver dès 2009 un niveau comparable à celui du début des années 2000. Par contre, la correction en France a été limitée (-7 % en 2009) et les prix sont vite repartis à la hausse (+6,3 % en 2010), tout comme le volume de transactions, retrouvant leur niveau d’avant-crise.

Un expert INSEE explique que le niveau des prix en France résulte plus du « côté de la sphère réelle de l’économie et de la rareté physique que du côté des complications financières ». Ainsi, il n’y a pas eu d’envolée de l’investissement dans l’immobilier en France comme ce qu’ont connu l’Espagne ou les pays anglo-saxons.

La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) analyse que les mises en vente de logements en France ont diminué de 11 % au 1er trimestre par rapport à il y a un an. Ce à quoi l’étude INSEE semble répondre en faisant état d’un niveau « relativement modeste » de l’investissement dans la construction. Enfin, il importe de souligner que la faiblesse des taux d’intérêt a eu des effets différents aux États-Unis et en Espagne « où la dimension spéculative était clairement établie ».

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