Chute de volume des ventes, mais pas de crash sur les prix immobiliers

Chute de volume des ventes, mais pas de crash sur les prix immobiliers

Jamais note de conjoncture immobilière n’est aussi désirée que celle des Notaires. En effet, les notaires ont une vue du marché la plus fidèle possible puisqu’elle reflète plus de 90 % des transactions effectives. Toutefois, cette vue photographique n’arrive que tard après toutes les notes des agents immobiliers, temps de remontée d’information oblige. Notons cependant un effort pour annoncer des chiffres de plus en plus rapidement.

L’immobilier ancien marqué par un ralentissement de la baisse des ventes

Selon les Notaires, 2009 n’enregistrera qu’environ 500 000 transactions contre 670 000 en 2008, soit une chute de plus de 25 %. Un ralentissement des volumes des transactions qui se calquent sur ceux de 1992, lors de la précédente crise immobilière. En ce qui concerne les prix de l’immobilier ancien, les Notaires ne s’attendent pas à des chutes spectaculaires de prix et réfutent les thèses annonçant des effondrements de l’ordre de – 40 %. Les grandes métropoles, tout comme Paris intra-muros, résistent bien au premier trimestre 2009, les prix des maisons en Ile de France ont chuté de – 8,8 % contre – 3,9 % pour les appartements. En revanche en province, peu de contraste dans la baisse : les Notaires observent que les prix des maisons ont baissé de – 7,2 % contre – 8 % pour les appartements.

L’immobilier neuf boosté par la loi Scellier

Le neuf a connu fin 2008 une importe hémorragie dans le volume des transactions, rapidement stoppée par le dispositif de défiscalisation instauré par la loi Scellier avec des mois de mars et d’avril « dynamiques au regard du nombre de contrats de réservation signés ». Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer constate toutefois une baisse de – 16,5 % de mise en chantier sur un an.

En résumé, l’immobilier neuf est dynamisé par les investisseurs grâce à la loi Scellier, tandis que l’ancien peine à la reprise. Un sentiment qui est partagé par la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) qui ne voit pas de reprise non plus. René Pallincourt, Président de la Fnaim pense même que la situation va se détériorer malgré des taux très attractifs et une baisse des prix comprise entre – 5 % et – 10 % en 2009.

 Sources : Notaires de France

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