2012 : arrêt brutal du soutien budgétaire à l’immobilier

2012 : arrêt brutal du soutien budgétaire à l’immobilier

Le secteur du logement qui est fortement soutenu par l’État connaît de sérieux coups de rabot perceptibles dès 2012. Certains d’autres vous diront que cela l’est déjà depuis décembre 2011 puisque nombre de banques ont refusé de monter des dossiers avec Ptz Plus dans l’ancien. Les coupes sur les mesures de soutien qui vont du PTZ Plus à l’investissement locatif (dispositif Scellier), en passant par le des plus-values immobilières et la TVA réduite vont faire économiser environ 4 milliards d’euros.

Le primo-accédant dans l’ancien est la première victime, son calvaire a commencé dès fin novembre 2011. Ce fut la course pour continuer à bénéficier de ce prêt aidé. Recentré autour du neuf et accordé selon les ressources, ce dispositif PTZ Plus ne coûtera que 800 millions d’euros au lieu des 2.6 milliards estimés par an.

Du côté du dispositif Scellier, soupçonné de favoriser les ménages aisés, la réduction d’impôt va passer de 22% à 13% en 2012 avant de disparaître en 2013.

Le sujet qui fait débat est le durcissement de la taxation des plus-values immobilières qui donnait une exonération d’impôt sur la plus-value au terme de 15 ans. Au 1er février 2012, il faudrait attendre 30 ans pour bénéficier du même avantage.

Enfin le dernier coup de rabot : hausse de la TVA sur les travaux et sur l’accession sociale à la propriété de 5,5 % à 7 %.

On suppute chez les courtiers que les taux de prêt immobilier ont pris 0.3 point depuis 2 semaines.

Toutes ces nouvelles augurent une année 2012 extrêmement tendue dans l’immobilier.

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