70 % des Français veulent des aides au logement à effet immédiat

70 % des Français veulent des aides au logement à effet immédiat

Compte tenu du mauvais contexte budgétaire actuel, l’Union des Maisons Françaises (UMF) a souhaité mesurer les attentes des Français en matière d’aides au logement. Ainsi, pour sa 8ème édition, le Baromètre Union des Maisons Françaises-CSA a interrogé les Français entre le 30 juin au 1er juillet 2010 derniers, « soit en pleine actualité des annonces gouvernementales en matière de rigueur budgétaire », rappelle l’UMF.

Le résultat ? 70 % des français privilégient les aides à effet immédiat telle une aide directe ou une baisse de la TVA. Pour 36 % d’entre eux, une aide directe de l’Etat, qui permettrait d’augmenter son apport personnel et de faciliter sa capacité d’emprunt, est souhaitée. Pour 34 % d’entre eux, une baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 % pour la construction de leur maison serait une bonne chose. Ils sont seulement 27 % à préférer une réduction d’impôt par la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers.

Interrogés sur leur logement idéal, les sondés ont majoritairement répondus « la maison ». « A aide équivalente pour un achat d’habitation, 81 % des personnes interrogées feraient le choix d’une maison », relève l’UMF. Ils ne seraient que 10 % à choisir un appartement neuf et 8 % un appartement ancien. Mais, « l’accession est pénalisée par la peur de l’avenir et le contexte de l’emploi », souligne l’UMF.

Pour mieux identifier les freins et/ou les leviers à l’acte d’achat, le Baromètre a questionné les Français sur « les assurances qui leur permettraient de passer plus facilement à l’acte ». Pour 46 % d’entre eux, l’assurance chômage ou perte d’emploi (garantissant le remboursement d’une partie des échéances en cas de chômage) est préférée. En revanche, 30 % des sondés préfèrent l’assurance décote (dans le cas d’une revente à perte, l’assurance paie la différence). Seuls 21 % prendraient une assurance pour faire face aux incidents familiaux de type divorce ou séparation. Bien qu’étant un risque non négligeable, il est « sans doute « moins assurable » en raison d’une part de responsabilité individuelle du ménage au regard d’un risque complètement extérieur comme le chômage », nuance l’UMF.

La rentrée devrait permettre d’en savoir plus sur les différents dispositifs remaniés prévus par le Gouvernement : suppression du crédit d’impôt TEPA, mise en place d’un nouveau prêt à taux zéro “universel”, modification de la fiscalité liée à l’immobilier, réforme éventuelle de la TVA à 5,5 %, etc.

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