
Voici la sempiternelle question que se pose tout Français à un moment de sa vie. Une question notamment alimentée par Nicolas Sarkozy, qui avait pour thème de campagne présidentielle « une France propriétaire ». De leur côté, les professionnels du secteur immobilier ont tenté de répondre ou d’influencer les locataires vers l’acquisition immobilière.
Pourquoi acheter ?
Si vous faites partie des locataires qui en ont assez de jeter votre argent à fonds perdu, vous êtes des propriétaires en puissance. Vous attendez donc le moment propice pour vous jeter à l’eau ; vient donc la fatidique question : est-ce le bon moment pour acheter ?
Le marché de l’immobilier présente des conditions favorables à ceux qui souhaitent emprunter. Si vous souhaitez acheter, voici les raisons qui peuvent vous confirmer dans votre choix :
les taux retrouvent en mai 2009 leur niveau de 2006, soit pour un dossier excellent sur la durée de 15 ans, nous observons le meilleur taux à 3,85 % (hors assurance) contre 5,35 % (hors assurance)en octobre 2008 ;
la baisse des prix immobiliers depuis début 2009 qui varie entre 2 et 7 % selon diverses sources (après plusieurs années de hausses vertigineuses, atteignant les 140 %) ;
une hausse continue des loyers depuis 2005, soit une moyenne d’augmentation de 2,4 % par an ; des contraintes autres que financières : difficulté à trouver le logement adéquat à la location, changement de situation professionnelle, arrivée d’un enfant, etc. ;
sans compter les raisons plus psychologiques : vivre chez soi, transmettre un patrimoine, ou avoir un toit pour la retraite.
Pour ceux qui sont tentés par l’aventure de l’achat d’un bien immobilier consultez notre astuce comment bien emprunter.
Pourquoi rester en location ?
Si vous achetez aujourd’hui, malgré la baisse des prix et la baisse du taux de crédit, vous pouvez ne pas être en mesure de vous acheter une surface aussi grande que celle que vous louez, comme l’indiquent certains courtiers en crédit. De plus, en période de conjoncture économique marquée par une hausse du chômage et un pouvoir d’achat en baisse), il est difficile d’envisager de s’endetter pour de longues durée par exemple de 15 à 20 ans. Enfin, la comparaison sur 20 ans de la performance d’une épargne associée à un loyer modéré contre l’investissement dans la pierre ne joue pas systématiquement en faveur de l’acquisition immobilière : à vous de faire vos calculs !

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