
Il suffit de se promener un peu pour s’en rendre compte : peu de villes sont facilement accessibles pour les personnes souffrant d’un handicap. Mais certaines font des efforts, et ceux-ci sont récompensés par les Trophées de l’innovation pour l’accessibilité, décernés aux communes par le groupe Polylogis et l’Association des Maires de l’Ile-de-France pour leur engagement sur le plan de l’accession des services publics aux personnes handicapées : « L’objectif de ces Trophées est de saluer l’avancée de certaines villes en matière d’accessibilité des bâtiments publics, de la voirie et des transports publics, pour inciter les autres à s’engager dans cette voie », explique Daniel Biard, Président du Comité exécutif du groupe Polylogis et membre du jury.
Pour cette 3ème édition, huit communes d’Ile-de-France ont été récompensées : Joinville-le-Pont, Gagny, Issy-les-Moulineaux, Bagneux, Ozoir-la-Ferrière, Suresnes, Bondoufle et la communauté de Communes de Fontainebleau-Avon. Les Trophées ont été décernés pour la catégorie « Bâtiments communaux », à la ville de Suresnes (92), suivie d’Ozoir-la-Ferrière (77) et de Bagneux (92). Pour la catégorie « voirie », les communes de Gagny (93) et de Joinville-le-Pont (94) se partagent la première place. Pour la catégorie « transport », le premier prix revient à Fontainebleau (77). Quant au Trophée de l’information sur l’accessibilité, il a été décerné à la ville de Bondoufle (91). Issy-les-Moulineaux (92) a reçu le second prix dans cette catégorie.
Remise des prix
1er prix – Accessibilité des bâtiments communaux : Suresnes Le jury a été séduit par le projet de médiathèque interactive, créée à Suresnes pour palier les difficultés d’accès au site. Des bornes d’information et de commandes ont été installées dans les annexes de la bibliothèque, pour permettre aux résidants d’être livrés plus facilement. La ville fait preuve, plus généralement, d’un engagement fort en matière d’accessibilité. Signataire en 2001 de la charte « ville handicap », Suresnes a ouvert, très tôt, un service municipal dédié à l’accueil des personnes handicapées et de leur famille.
1er prix ex-æquo – Accessibilité de la voirie : Gagny et Joinville-le-Pont La commune de Gagny s’est dotée de six répétiteurs de feux tricolores vocaux, pour sécuriser la traversée des déficients visuels. Un message sonore les avertit du moment où ils peuvent s’engager, grâce à une télécommande spéciale leur permettant d’actionner le système. D’un montant de 30 000 euros, cet équipement sera étendu à d’autres feux. La ville a également procédé à plusieurs travaux d’aménagement urbain : des bandes podotactiles ont été installées et les bordures des trottoirs abaissées. De son côté, la ville de Joinville-le-Pont s’est lancée dans un audit de l’ensemble de sa voirie, en vue d’identifier les points d’obstacles pour les personnes handicapées. Des fiches ont été créées pour chacun d’entre eux ; un travail de grande ampleur que le jury a souhaité particulièrement saluer. A noter parmi les premiers travaux à venir : l’installation de potelets indicateurs de rue.
1er prix – Accessibilité des Transports Publics : Communauté de Communes de Fontainebleau-Avon Fontainebleau a mis en place un système sécurisé pour l’accès au bus des personnes handicapées. 86 stations de bus ont été mises aux normes, dans l’agglomération et 48 quais ont été aménagés au moyen d’abris adaptés. Les quais ont été surélevés et signalés par une bande de couleur rouge et blanche, ainsi que par une bande d’éveil de vigilance, perceptible au toucher du pied et à la canne. Des bandes de guidage ont également été intégrées au zebra. Les travaux d’aménagement financés par le conseil régional d’Ile-de-France et le STIF s’élèvent à plus d’1 400 000 euros.
1er prix – Information et communication sur l’accessibilité : Bondoufle La ville fait preuve d’un gros effort d’information et de communication sur le handicap auprès de ses administrés. Une commission d’accessibilité instaurée depuis 2007 a permis la réalisation d’un audit de ses bâtiments communaux. Un recensement des problèmes d’accessibilité a été pratiqué, en complément, auprès des habitants. La commune travaille de concert avec l’association « Bondoufle accessible à Tous » pour développer les efforts en matière d’accessibilité.



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Mais il ne suffit pas d’acheter des répétiteurs de feu, il faut aussi s’assurer qu’ils fonctionnent et qu’ils fonctionnent normalement. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Aujourd’hui ? Deux sur trois ne sont pas actifs et parmi ceux qui sont en état de marche, il n’y en a pas deux qui sont réglés en terme sonore de la même manière, certains hurlent et d’autres sont inaudibles et ce sur une même voie. Allez encore une ... Entre les appareils du haut de joinville et ceux du bas, les messages sur le vert piéton sont différents. Un problème de cohérence dans les choix ?
Récompenser Joinville sur l’accessibilité de sa voirie est au mieux une blague au pire une fumisterie.
L’avenue gallienie , l’aspirateur à bagnoles de la ville, poumon pollué les jours de marché, est en ce moment en travaux et ne respecte aucune règle de préservation de cheminement accessible, venez jour de marché voir comment les UFR circulent à Joinville. Les bandes podotactiles installées sur les traversées piétonnes sont orientées n’importe comment. Faire des fiches sur la voirie ? La gageure, les textes d’application de la loi de 2005 impose un plan de voirie à rendre accessible sous peu (2010 ?). On ne soigne pas une hémorragie avec un sparadrap monsieur le maire, on ne rend pas une voirie et des cheminements accessibles avec des fiches, comme on ne sonorise pas des feux tricolores sans penser produits, environnement sonore, cohérence des produits.
Si les autres prix ont été donnés avec autant d’incompétence aux autres villes, l’accessibilité a des soucis à se faire.
La loi du 11 février 2005 dit que la commune doit adopter un plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics avant le 23 décembre 2009. Aucune date n’est inscrite pour la mise en accessibilité totale des voiries, qui se fera naturellement à partir de ce plan (à l’exception des projets de réhabilitation ou de réaménagement de voiries communales). Ce plan doit nécessairement comporter une phase diagnostic, que la ville de Joinville le Pont est visiblement en train de réaliser, grâce à sa commission et aux services municipaux. Je trouve personnellement que c’est un sacré défi et une juste récompense pour la ville de s’être lancée dans un diagnostic interne, quand la plupart des villes font appel à des bureaux d’études externes. Il me semble qu’elle est même plutôt en avance par rapport à la plupart des communes françaises... Il ne faut pas oublier que l’avenue Gallieni dont vous parlez est une voirie dont la gestion (et donc les travaux) revient au département. La ville a peut être des difficultés a faire respecter les préconisations en matière d’accessibilité, alors qu’on voit clairement qu’elle est très attachée à la lutte contre toutes les formes de handicap ?! Il y a aussi certainement des vieilles habitudes qui nuisent à l’essor de ses nouvelles actions...
La loi de 2005 est venue simplement redire ce qu’avait prévu les textes de 1975 ignorés par les édiles et qu’on a dû réaffirmer en 1991 (13 juillet). Certes, on ne peut reprocher à un maire l’inaction de ses prédécesseurs dès lors qu’il n’appartenait pas à la majorité municipale. Il y appartenait ? Oops. Passons. L’arrêté du 15 janvier 2007 encadre les aménagements de voirie (pentes, cheminements, etc ...) ainsi si aucune date n’est fixée pour la mise en accessibilité de la voirie dès lors qu’il y a des travaux ceux-ci doivent respecter la réglementation. Internaliser la phase de diagnostic peut être intéressante, je vous l’accorde d’autant que la plupart des BE sont incompétents sur le sujet et ont juste repérés la manne financière de la loi de 2005. Mais pour faire ce diagnostic, les services ont ils été formé ? Connaissent-ils l’arrêté cité plus haut et plus généralement l’ensemble des textes découlant de la loi de février 2005. La ville est attachée à l’accessibilité ? Pourquoi n’avoir jamais profité de multiples travaux de réseaux pour rehausser les trottoirs afin de rendre les commerces accessibles (y compris les pharmacies ; ) ) ? Concernant l’avenue Gallieni, si la gestion est départementale, les pouvoirs de police appartiennent bien au maire non ? Les voitures qui stationnent sur les voies réservées bus, voir en triple files ne peuvent pas faire l’objet de sanctions municipales ? Je m’étonne que la police municipale soit obligée d’aider des enfants à traverser à des feux rouges alors que rien n’est fait contre les chauffards. Je sais je dépasse le cadre d’un cheminement inaccessible par temps de travaux, de marché ou d’heures de pointe. Mais la sécurité est le pendant de l’accessibilité. Il ne suffit pas, sous le coup de l’émotion populaire, de mettre quelques plots après un accident mortel tuant un enfant. Que cela soit rue de paris, avenue gallieni, le stationnement sauvage est une plaie qu’il conviendrait de prendre enfin au sérieux. pour la petite histoire : j’ai vu deux reprises sur le pont de Joinville, sur la voie bus, un type en fauteuil roulant électrique. Pourquoi ? Parce que les trottoirs au niveau de la rue Jean Mermoz et du carrefour sont inaccessibles. Ah oui ! Il y a des répétiteurs de feu non entretenus :D Quand on voit sur TVjoinville se gargariser de son vote à l’assemblée du texte de Mme Montchamps, à l’époque secrétaire d’Etat, en 2005. Il y a de quoi rire. Mme Montchamps s’approprie un texte sur lequel différents gouvernements ont bossé depuis les années 90 et qui en matière de voirie n’a pas changé quoi que ce soit par rapport au texte de 91. De l’esbroufe. Mme Montchamps était plus convaincante quand elle était conseillère à l’Élysée et qu’elle proposait les services d’une société qu’elle connaissait de près et spécialisée en accessibilité. Enfin je m’égare cela ne concerne pas Joinville. J’ai une proposition. La critique est une chose mais l’action est plus constructive. Je propose que les services techniques et le maire aillent sur le terrain en fauteuil ou les yeux bandés quand ils feront les relevés de voirie.
J’ai pu lire dans le journal de la ville que, pour faire ce diagnostic, les services techniques se sont justement fait accompagner par des personnes en situation de handicap (moteur et visuel notamment), couplant ainsi les approches techniques (arrêté de janvier 2007 qu’ils connaissent visiblement - vu sur le site internet) et pragmatiques...