
Face à l’explosion des prix dans l’immobilier, les organismes HLM, réunis en congrès à Cannes, demandent au gouvernement de libérer des terrains pour bâtir du neuf et répondre à la demande de logements sociaux. « La France ne manque pas de foncier pour construire », a souligné Claude Sadoun, président de l’Union d’économie sociale pour l’accession à la propriété, une des branches de l’Union sociale pour l’habitat (USH, organismes HLM). Mais « il faut choisir entre la protection des chênes-liège et loger les habitants », a-t-il lancé citant comme exemple une forêt de chênes-liège près de Sainte-Maxime (Var) où les règles locales d’urbanisme empêchent toute construction immobilière et contribuent, à ses yeux, à la raréfaction de terrains constructibles et donc à la hausse des prix. Claude Sadoun milite pour un assouplissement de la législation sur la protection de l’environnement qui rend certaines zones inconstructibles.
Parallèlement, la demande de logements sociaux est de plus en plus forte en raison de la progression du nombre de personnes vivant seules (36 % des ménages en 2006 contre 28 % en 1996) et des familles monoparentales (passée de 12,3 % à 15,3 % sur la même période), financièrement fragiles : « La recomposition des familles accentue les difficultés des bailleurs sociaux car elle multiplie les demandes », explique Michel Delebarre, président de l’USH.
L’USH, qui a été fortement incitée par l’Etat à vendre une partie de son patrimoine aux locataires occupants, plaide également pour une baisse des prix dans l’ancien, pour faciliter l’accession à la propriété des ménages confrontés à la hausse vertigineuse des prix dans l’immobilier depuis plusieurs années. Au sujet du plan de soutien impliquant notamment le rachat de 30 000 logements par l’Etat et annoncé par Nicolas Sarkozy, l’USH estime qu’il ne doit pas viser à « maintenir des prix élevés dans la promotion immobilière » et doit « aider des gens qui ont du mal à se loger dans les conditions du marché ». L’USH a souhaité pour ce faire une « vraie décote » des prix de rachat, supérieure à 20 %, afin « que les prix de l’immobilier baissent vraiment ».

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