
Depuis plusieurs mois, la baisse des prix est continue. « Les transactions au 3ème trimestre 2009 ont été conclues à des prix inférieurs en moyenne de – 4,8 % par rapport aux prix des ventes réalisées au 3ème trimestre 2008 », estime la Fédération Nationale des Agents Immobiliers (FNAIM). Mais « la baisse des prix amorcée au 1er trimestre 2008 semble bien céder la place aujourd’hui à un mouvement de stabilisation des prix », constate la Fédération. En variation annuelle, les prix avaient chuté de - 9,8 % au premier semestre 2009, mais ne diminuent plus que de – 4,8 % au troisième trimestre 2009.
La tendance baissière varie selon les maisons où les appartements. « La baisse des prix aura été plus vive sur l’individuel (- 9,1 % en moyenne annuelle) que sur le collectif (- 7,4 % en moyenne annuelle) », précise la FNAIM. Coté appartements, les grandes surfaces résistent mieux que les petites, qui voient leurs prix baisser de plus en plus. En 2009, les prix moyens des appartements se sont établis à 3 471 €/m² pour un studio ou 1-pièce, 3 238 €/m² pour un 2-pièces, 2 782 €/m² pour un 3-pièces, 2 461 €/m² pour un 4-pièces et 2 589 €/m² pour un 5-pièces et plus. Même tendance pour les maisons ; les plus de 5-pièces sont stables tandis que les petites maisons souffrent plus : - 11,9 % sur un an. Pour les logements individuels, les 4-pièces se négocient autour de 2 118 €/m², contre 2 054 €/m² pour les 5-pièces et 1 952 €/m² pour les 6-pièces et plus. En un an, le Sud-est a observé une baisse des prix de - 14,3 %, contre – 6,7 % pour l’Ile de France, - 5,5 % pour le Nord et l’Est et – 4 % pour le Sud-ouest.
Grâce à cette diminution du coût des acquisitions immobilières, les acquéreurs reviennent dans les agences immobilières. « Grâce à de bonnes conditions d’expression de la demande et à l’amélioration des conditions de crédits, l’activité semble avoir connu un léger sursaut au début de l’automne », constate la FNAIM. La production de crédit est elle aussi repartie à la hausse, grâce à une baisse constante des taux de crédit immobilier depuis un an.
Néanmoins, tous les facteurs de la reprise ne sont pas encore réunis à ce jour, selon les analyses de la Fédération. La remontée du chômage notamment risque de freiner ce retour des acquéreurs. Seuls 39 % des ménages estiment qu’un achat immobilier est propice, preuve d’un flagrant manque de confiance des Français dans la conjoncture. Un certain paradoxe nait même de cette situation : « La plupart des Français ont en particulier le sentiment qu’il est difficile d’obtenir un crédit immobilier (80 %, dont 34 % pensent que ce n’est pas du tout facile) alors qu’ils ne sont que 9 % à (en) avoir fait (la) demande. Il semblerait qu’un réel frein psychologique persiste sur les facilités de financement et pénalise le marché immobilier ». Si frein psychologique il y a, le pessimisme des Français ne le résorbera pas. Une grande majorité juge le contexte économique défavorable pour tout projet immobilier. La Fédération table donc davantage sur une stabilisation des prix, le marché étant avant tout porté par des transaction de besoins et non de confort.

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Pourriez-vous, s’il vous plaît, cesser de relayer le message éculé et mensonger du lobby immobilier, notamment celui de la FNAIM, qui ne trompe plus personne. Les prix baissent parce qu’ils DOIVENT baisser. C’est une question de bon sens. Je suis à la fois propriétaire et acheteur et je ne peux faire qu’un seul commentaire : le niveau des prix est indécent, complètement décorrélé de la réalité, facteur d’appauvrissementdes plus faibles.
On le sait tous, la FNAIM n’est pas forcément l’échantillon le plus représentatif. Toutefois, c’est un indicateur, à prendre avec recul - et mieux vaut être informé que le contraire. Aucun organisme n’a la prétention (même s’ils croient dur comme fer) d’avoir les chiffres justes aujourd’hui... hormis les notaires...