
La FNAIM vient de tracer un bilan de l’évolution de l’immobilier ancien depuis 10 ans pour essayer de mieux comprendre ce qui va se passer sur le marché immobilier en 2010. Jusqu’en 2007, les prix immobiliers n’ont cessé d’augmenter ; la hausse des prix immobiliers a atteint 170 %, malgré un contexte morose (économie déprimée, croissance molle, hausse du chômage, dégradation du moral des ménages, etc.). Avec la crise financière et économique et le retournement brutal consécutif du marché, les prix n’ont cependant pas chuté sévèrement. Les moteurs du marché immobilier résident dans la concurrence acharnée que ce sont livrés les établissements financiers, notamment avec l’apparition du courtage en ligne dans les années 2000, ainsi que par « une politique monétaire accommodante. Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE), année après année, ont atteint des niveaux historiquement bas ».
Qu’en est-il en ce début 2010 ? Les taux de crédit immobilier sont toujours très attractifs. Proche des niveaux les bas historiques, ils sont un facteur de soutien essentiel de la solvabilité des emprunteurs. Les prix immobiliers ont pour leur part baissé d’environ 8 %. Du coup, la FNAIM a émis deux scenarii possibles d’évolution du marché, avec une hypothèse de hausse ou de baisse des prix comprise entre + 3 % et – 3 %. L’amélioration des conditions de crédits conjuguée à une progression du revenu des ménages et la baisse des prix pourrait conduire à une stabilisation du marché qui, sous la pression d’une demande toujours forte, pourrait alors voir les prix repartir à la hausse. Néanmoins, compte tenu de la probable hausse des taux des marchés financiers, notamment de l’OAT et du taux directeur de la BCE, et de la crainte des Français face à la situation économique et la hausse du chômage, les prix pourraient repartir à la baisse. La meilleure réponse vient peut-être des Français eux-mêmes, interrogés par l’institut Ifop dans le cadre du baromètre « Le moral des Français face au marché immobilier », et qui pensent que les prix vont se stabiliser en 2010. En définitive, la FNAIM table sur une reprise en douceur et espère que pour 2010, l’activité du marché de l’ancien pourra dépasser les 600 000 transactions.

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