
Les professionnels de l’immobilier se réjouissent : les prix de l’immobilier ancien sont apparemment repartis à la hausse en Ile-de-France, au grand dam des particuliers qui attendent toujours plus de baisses des prix. Les Notaires ont confirmé la hausse des prix dans l’ancien qui a atteint + 1,1 % en Ile de France au 3e trimestre. Les prix des appartements anciens ont rebondi de + 1,4 % à Paris, tandis que les prix des maisons ont progressé de + 5,8 % en petite couronne et de 2,2 % en grande couronne. Toutefois, les prix des appartements sont stables en Ile de France : « Une telle stabilisation est en partie liée à des facteurs saisonniers, le troisième trimestre de l’année marquant toujours une légère accélération de la progression des prix des logements dans la mesure où les transactions sont toujours plus fortes au printemps et en été », expliquent les Notaires. Du côté du logement neuf, boosté autant par le prêt à taux zéro que par le dispositif d’investissement locatif Scellier, le stock de logements a rapidement fondu pour atteindre un niveau faible en Ile de France.
Les Notaires n’hésitent pas à le dire, c’est une véritable reprise qu’ils constatent la qualifiant « d’embellie réelle » : « Le nombre de ventes a doublé par rapport au premier trimestre. En comparaison avec le troisième trimestre 2008, qui avait marqué l’entrée dans la crise, la hausse de 4 % qui est enregistrée est significative d’un retournement du marché ». En effet, selon eux, la demande reste forte face à une offre limitée. Le marché retrouve son rythme normal, enrayant de fait la baisse des prix. Le marché immobilier a également été soutenu par la baisse des taux de crédit immobilier qui s’approche des taux historiquement bas, soit autour des 4 % sur 20 ans. Cet environnement de taux bas devrait se maintenir à ce niveau encore dans les prochains mois. Les Notaires restent cependant prudents, ce n’est pas encore le signe d’un retournement de marché. Ils estiment que pour 2009, la baisse des prix aura un rythme moyen inférieur à 10 %. La fenêtre de tir pour acheter semble se rétrécir. Il faut noter que les chiffres des Notaires ont un décalage de 3 mois. Ceux des professionnels de l’immobilier Fnaim ou Laforêt prennent en compte les prix au moment des promesses de vente. Ils ne contredisent pas les tendances observées par les Notaires. Toutefois, chacun des professionnels n’a pas une couverture suffisante pour que l’on puisse se fier véritablement à leurs chiffres.

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Comment peut-on écrire que les professionnels se réjouissent de la hausse des prix ? Alors que c’est la hausse qui a bloqué le marché ? Les seuls qui peuvent s’en réjouir sont les propriétaires vendeurs. Les agents immobiliers souhaitent seulement que le marché soit fluide. Fluidité que seule la baisse peut favoriser.
En fait, c’est un indicateur de reprise d’activité - c’est ce qui réjouit les professionnels-, plus que la hausse des prix immobiliers en elle-même. Dans un second temps, si la hausse corrobore ce qu’ils prédisaient depuis un moment, ils se réjouissent d’avoir raison...