
Le courtier Cafpi vient de livrer son analyse sur la crise américaine du « subprime » de cet été. Depuis, faut-il le rappeler, toutes les places boursières mondiales sont dans la tourmente, plusieurs établissements de crédits et courtiers américains et anglais ont mordu la poussière, voire sont carrément en faillite, et surtout, des milliers de propriétaires américains se retrouvent sans toit et criblés de dettes abyssales. _
_ Néanmoins, selon Cafpi, le marché immobilier français devrait être épargné d’un tel sort : d’une part, car les prix restent actuellement stables, d’autre part en raison du « nombre peu élevé de prêts à taux révisable : ils constituent moins de 20 % du total des prêts et sont sécurisés par un cap à la hausse de 1 ou 2 % ». Ce qui permet « de dire qu’il n’y aura pas de crise du marché immobilier français ». De plus, « en Europe et plus particulièrement en France, les conséquences de cette crise du « subprime » sont d’abord financières. La perte de confiance des investisseurs – et des banques elles-mêmes – dans ces placements à créé un manque de liquidités sur les marchés qui a obligé les Banques centrales à faire tourner la « planche à billets ». En baissant ses taux d’intérêt pour soutenir l’économie américaine, la Banque centrale américaine a provoqué des répercussions en chaîne : un record de l’Euro face au Dollar, puis une baisse des risques inflationnistes dans la zone Euro, et enfin (après le gel amorcé de la Banque centrale européenne en août) une probable baisse des taux directeurs. Or, en augmentant la capacité d’emprunt des accédants à la propriété, une baisse des taux permettra une nouvelle relance du marché immobilier. La crise du « subprime » pourrait donc, au final, se révéler favorable pour les emprunteurs français ». _
_ Surtout, l’analyse de la solvabilité des emprunteurs diffère totalement en France et aux Etats-Unis. Le « subprime » n’existe pas en France : « les banques françaises prêtent sur la qualité de l’emprunteur et non sur l’évolution à la hausse du bien donné en garantie ». Le courtier relève en outre que « la France, qui possède elle aussi une expérience importante en matière d’emprunteurs peu solvables, s’est dotée d’une pluralité de systèmes permettant une accession à la propriété plus sécurisée : PTZ, TVA à 5.5%, portage foncier, PSLA, maison à 100 000 euros, FGAS… Ce dispositif devrait encore être complété par le gouvernement avec la création d’un nouveau prêt sécurisé à l’accession à la propriété (PSAP), prêt aidé qui serait garanti par le FGAS (Fonds de Garantie à l’Accession Sociale). La formule prévoit qu’en cas d’insolvabilité, l’emprunteur pourrait récupérer 50 % de son apport à condition d’accepter de se séparer de son bien de manière amiable ».


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