
Après quelques mois difficiles, le marché de l’immobilier de luxe connaît une embellie selon les dernières constations du groupe Barnes, spécialiste de l’immobilier de prestige fondé en 1995 et implanté à Paris, Neuilly-sur-Seine, Aix-en-Provence, Londres, Miami et Marrakech. A Paris, le gel des transactions de l’automne semble avoir pris fin : « En octobre et novembre, on a constaté un arrêt et puis récemment - on a été surpris nous-mêmes -, en décembre, janvier et encore maintenant, les transactions ont repris. Depuis une semaine, on réalise une vente par jour », a annoncé Thibault de Saint Vincent, président du groupe Barnes. Pour autant, même à ce niveau de prix, une petite (ou plus grosse) ristourne est la bienvenue : les ventes, qui concernent essentiellement des biens d’exception ou de grande qualité, se font à des prix en baisse de 5 % à 10 % par rapport à début 2008, tandis que les biens classiques, de moins de deux millions d’euros, peuvent voir leur prix s’écorner de 20 %. Le groupe revendique 600 biens à vendre pour quelque 6 000 acquéreurs potentiels et dans la capitale française, sur ce segment, 60 % de ses acquéreurs sont étrangers.
Mais les opportunités sont ailleurs : en profitant des variations de prix liées à la crise, Londres, New York ou Miami seraient devenues très attractives. Pour les portefeuilles aisés aimant voyager, Barnes conseille de se tourner vers Londres (où le niveau de la livre sterling frôle celui de l’euro et les prix sont en baisse) : « Londres était deux fois plus cher que Paris il y a deux ans, c’est au même prix aujourd’hui », note Thibault de Saint Vincent. A New York, ville toujours très prisée, la baisse a été de l’ordre de 10 %, ce qui ramène les prix à un niveau de fin 2007 : « C’est le meilleur moment pour investir à New York car la tendance baissière va durer quelques mois, pas des années », souligne Christophe Bourreau, responsable commercial de Barnes à Manhattan.
Pour ceux qui privilégient le soleil, des villes comme Marrakech, Saint-Tropez et Miami peuvent receler de bonnes affaires. Barnes conseille de s’intéresser à la ville étendard de la Floride, « l’une des rares villes possédant une réelle activité économique et où il fait beau toute l’année ». A réserver aux investisseurs avertis : après avoir triplé entre 1998 et 2005, le prix du mètre carré à Miami a chuté jusqu’à 30 % pour les maisons et 50 % pour les appartements. Conserver un flair prudent néanmoins pour la Côte d’Azur : « le marché reste gelé et continue de souffrir terriblement, souligne Thibault de Saint Vincent. Les Russes ont tiré les prix vers le haut. Et aujourd’hui, il reste un trop grand écart entre les souhaits des vendeurs et ceux des acquéreurs ».

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