En 2006, le marché de l’immobilier des beaux quartiers a connu une forte croissance : le montant cumulé des transactions supérieures à un million d’euros est estimé à 2,6 milliards d’euros, soit une progression de 40 % par rapport à 2005, selon l’étude publiée par Daniel Féau, principal acteur du marché parisien de l’immobilier « haut de gamme », c’est-à-dire les ventes supérieures au million d’euros.
Ticket d’entrée minimum, un million d’euros
Le groupe intervient essentiellement dans les beaux quartiers de Paris (1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 16e et 17e sud) et dans l’Ouest parisien (Neuilly sur Seine, Boulogne-Billancourt et Saint Cloud). Le marché est resté géographiquement très concentré : 90 % des transactions supérieures à 1 M¤, enregistrées à Paris et dans les Hauts-de-Seine. Sur le segment des biens jusqu’à 3 M¤, le nombre de ventes est en très forte augmentation : + 47 % pour les ventes de 1 à 2 M¤ et + 30 % pour les ventes de 2 à 3 M¤.
Cette forte progression est d’autant plus frappante qu’elle se renouvelle tous les ans depuis 2003, en contradiction avec la tendance observée sur le marché national. Il est à noter cependant un ralentissement de la hausse des prix (+ 1,75 % d’un semestre à l’autre, en 2006). Mais ce ralentissement global cache des disparités croissantes : les grands appartements de facture classique destinés à la clientèle nationale ne progressent que très peu, voire pas du tout, tandis que les biens exceptionnels continuent de s’inscrire dans une tendance résolument haussière.
Le nombre de ventes supérieures à 3 M¤ est quant à lui stable : si la demande reste plus soutenue que jamais, Paris manque de biens correspondant aux standards internationaux. Ces biens internationaux sont rares (quelques dizaines de ventes par an), et leur prix a connu, en 2006 notamment, une hausse significative.
Paris est toujours considérée comme la plus belle capitale du monde par la clientèle étrangère car la capitale dispose d’appartements magnifiques, chargés d’histoire ou bénéficiant de vues magiques, mais dans des copropriétés n’offrant aucun service et dont les parties communes sont chichement entretenues. Les autres villes-phares (Londres, New York, Miami, Los Angeles, Shanghai et Moscou) disposent d’immeubles de très grand luxe, climatisés, sécurisés et offrant une gamme de services très complète (proches de ceux d’un hôtel 5 étoiles). De plus, de nouveaux immeubles de ce type continuent d’y être édifiés alors qu’on ne construit plus d’appartements de luxe à Paris depuis les années 30.



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bonjour peux t-on trouver cette étude quelque part ? merci par avance maud rocher
Bonjour Maud, certaines entreprises diffusent leurs études sur leurs sites. Sinon, vous pouvez les trouver sur les site leurs des agences de relations presse (mais l’accès est souvent limité). Pour Féau, il s’agit de l’agence Galivel (www. galivel.com). La rédaction.