
Après plusieurs mois de hausses successives pour atteindre 1 point en un an, les taux des crédits immobiliers seraient orientés à la baisse selon les derniers chiffres publiés par le courtier en prêt immobilier Cafpi. Les raisons de ce revirement ? Le courtier évoque trois facteurs ayant conduit à ce léger recul des taux de crédit immobilier : « La coordination des politiques des différentes banques centrales a rétabli la confiance au sein du système bancaire. Dans un premier temps, l’avance de 360 milliards d’euros consentie au secteur bancaire va permettre aux établissements de crédit de se tourner à nouveau vers les marchés pour se refinancer. Parallèlement, l’éloignement des risques inflationnistes a permis un geste fort de la BCE, avec une baisse, encore jamais vue, de 100 points de base du taux directeur en un mois, taux qui est passé de 4,25 % à 3,25 %. Enfin, le rôle de contrôle accordé aux préfets et la nomination d’un médiateur du crédit va très certainement constituer un levier de relance de la distribution de crédits aux entreprises et aux particuliers ».
La Banque Centrale Européenne (BCE) a effectivement baissé son taux directeur en octobre (voir notre article) et en novembre derniers, signal fort pour faire face à la crise des liquidités sur le marché interbancaire et historique de la part de la BCE : « Nul doute que l’ensemble des banques ne tarderont pas à adapter leur offre pour conquérir la clientèle et reconstituer les encours nécessaires à leur activité », commente Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.
Confiant, le courtier annonce pouvoir proposer des taux négociés en baisse de 0,10 à 0,50 point selon les durées. Par exemple, les taux fixes pour un prêt immobilier 20 ans passent de 5,40 % à 5,10 % en moyenne : « Il faut revenir à mars 2007 pour retrouver ce niveau de taux. A cette époque ante crise, les banques se livraient une lutte concurrentielle acharnée et prêtaient au niveau de l’OAT 10 ans, l’indicateur pour les taux fixes, soit 4 % en taux fixe sur 20 ans. Les temps ont changé et les banques doivent aujourd’hui préserver des marges pour leur sécurité et donc celle de leurs clients, mais leur capacité de baisse est encore importante ». Le courtier précise d’ailleurs que l’une de ses banques partenaires vient de lui proposer un barème à 4,85 % sur 20 ans.
| Montant du prêt | 200 000 ¤ | 200 000 ¤ | 210 000 ¤ |
|---|---|---|---|
| Taux d’intérêt annuel | 5,40 % | 4,85 % | 4,85 % |
| Durée du prêt en mois | 240 | 240 | 240 |
| Mensualités | 1 364,50 ¤ | 1 303,40 ¤ | 1 368,56 ¤ |
| Coût total du prêt | 127 480,76 ¤ | 112 814,85 ¤ | 118 455,60 ¤ |
Exemple : pour un prêt de 200 000 ¤ sur 20 ans, la mensualité pour un taux de 5,40 % est de 1 365 ¤. Si le revenu de l’emprunteur est de 4 000 ¤, l’endettement ressort à 34 % et le dossier a toutes les chances d’être refusé par les banques dans le contexte actuel. Ce même prêt à 4,85 % ramène la mensualité à 1 303 ¤ et l’endettement à 32, 50 %, ce qui est un ratio largement accepté par les banques. Pour des revenus supérieurs qui ne posent pas de problème d’endettement (à plus de 4 100 ¤ de revenu mensuel par exemple), l’emprunteur bénéficie d’une capacité d’emprunt plus importante et donc d’un crédit supérieur de 10 000 ¤, sans compter qu’il réalise une économie sur le coût de son crédit de plus de 9 000 ¤.
Pour en savoir plus sur les taux des crédits immobiliers, consultez notre baromètre des taux.

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