
Le groupe Nakheel de Dubai, constructeur des îles artificielles en forme de palmier et autres symboles du développement spectaculaire de l’émirat, a annoncé dimanche avoir licencié 500 employés, soit 15 % de ses salariés, en raison de la crise qui secoue le secteur. Il s’agit du licenciement le plus massif aux Emirats arabes unis depuis le début de la crise financière mondiale cet automne. Dans un communiqué, la société contrôlée par le gouvernement explique sa décision comme « une action responsable au regard des conditions actuelles du marché mondial ».
Dubaï, dont la prospérité repose sur l’immobilier et le tourisme, commence à ressentir les effets de la crise internationale née des crédits « subprimes » américains. Le gouvernement a annoncé récemment la création d’une commission pour évaluer l’impact de la crise sur l’émirat et proposer les mesures nécessaires pour venir en aide à différents secteurs, notamment la banque et l’immobilier. Le groupe Nakheel a annoncé il y a quelques jours un ralentissement de ses activités, alors même que la construction de ses trois îles en forme de palmier, devenues un des emblèmes de l’émirat, est loin d’être achevée : « Nous avons la responsabilité d’opérer des ajustements dans nos plans d’activités pour nous adapter à l’environnement crée par la crise », a indiqué l’entreprise, admettant que les « licenciements sont regrettables ». (Avec AFP)
| Au sein de la Rédaction, nous nous posons deux questions : la folie spéculative de l’émirat toucherait-elle à sa fin ? Et que vont devenir les milliers de travailleurs immigrés dans des conditions plus ou moins légales enrôlés dans les pharaoniques (et peu écologiques) projets immobiliers de Dubaï ? |

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... Ces rois du déserts sont les empereurs d’aujourd’hui. Tous les yeux sont rivés vers le clinquant, c’est comme un énorme Las Végas. On battit tout cela avec les petites mains.