Le Pré Saint Gervais, la recherche de l’atypisme
Appartements atypiques, lofts bruts ou aménagés, usines reconverties, ateliers transformés, maisons de caractère, jardinets, terrasses, sous-sols aménageables… La clientèle du Pré, fortement parisienne « bobo » et largement composée d’artistes et d’intermittents du spectacle, est à la recherche de biens originaux et uniques, qui s’échangent facilement à plus de 4 000 ¤/m². Du coup, les résidences plus récentes, de facture plus classique, sont boudées et s’échangent plutôt aux alentours des 3 800 ¤/m², un peu moins selon l’importance des travaux, tel ce petit 2-pièces de 26 m² rue Danton, dans un immeuble ancien avec travaux, parti à 3465 ¤/m².
Néanmoins, la mode du loft a tendance à s’estomper et leur délai de détention est souvent plus court que celui des appartements ou des maisons, 4/5 ans contre 7/8 ans en moyenne. Les vendeurs préfèrent retourner s’installer dans des maisons, qui restent relativement cotées : dans le centre l’une d’elles, 4 pièces sur 114 m², est partie pour 370 000 ¤. Globalement, le marché s’est ralenti : les acquéreurs se font moins nombreux et les délais de vente s’allongent. La ville essaie de redynamiser son tissu économique, avec la livraison de 10 000 m² de bureaux sur le terrain Vaysse et la poursuite des travaux de la ZAC Deltéral, avec notamment l’ouverture d’une surface commerciale de 1 400 m² et l’édification d’une trentaine de logements sociaux.
Publié le samedi 22 septembre 2007
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Mis à jour le dimanche 7 octobre 2007